Tutoriel en vidéo
Cafards : relance du gel Blantor sur la zone active
Vidéo à titre illustratif.
L'essentiel
- Une semaine après, de nombreux cafards et petits morts dans la cuisine
- Le gel Blantor reste actif deux mois et casse le cycle des jeunes
- Une femelle qui meurt libère une oothèque de 18 à 24 œufs
- Les pièges Géotrap servent aussi de détecteurs de prolifération
- J'intensifie le gel sur la zone la plus active, pas partout
Une semaine après ma première intervention dans cette cuisine, je reviens observer ce qui se passe. Le constat est net : de nombreux cadavres de cafards adultes, mais aussi beaucoup de petits. C'est normal, les adultes meurent d'abord et lâchent leur oothèque, ensuite arrivent les jeunes qu'il faut éradiquer à leur tour.
Que voit-on une semaine après le gel sur les cafards ?
L'amélioration est réelle. Sur les pièges Géotrap, je retrouve tous les stades du cycle de vie des blattes germaniques : adultes, nymphes et minuscules jeunes. Ces petits sortent des oothèques, un individu peut en produire entre 18 et 24 d'un coup. La blatte germanique est une championne de la reproduction, d'où l'importance de casser ce cycle.
Pourquoi le gel Blantor casse-t-il le cycle des cafards ?
La femelle qui meurt se retourne sur le dos et libère son oothèque par instinct de préservation. Le gel intervient là. Les jeunes cafards consomment la goutte et meurent avant d'être assez matures pour libérer une oothèque. C'est ainsi qu'on stoppe la prolifération. Chaque goutte que je pose reste efficace deux mois.
Comment relancer le traitement dans la cuisine ?
Les deux tiroirs restaient le refuge parfait des cafards, il y en avait beaucoup. Je remets du gel en petites gouttes et je glisse un Géotrap EVO, piège à phéromones et à glu anti cafard (lot de 5) directement dans les zones actives. Ces pièges servent aussi de détecteurs : cent captures la première semaine, dix la suivante, on suit la baisse.
- Une goutte de gel par mètre carré suffit
- Intensifier le traitement sur la zone la plus active
- Renouveler le gel car il sèche selon l'environnement
On est parti d'une infestation moyenne à moyenne-haute. Je laisse agir et je reviendrai dans une semaine. En quelques semaines, en escalier, on arrive à zéro. Ne vous attendez à rien de magique : la progression est lente mais c'est ainsi qu'on y arrive.
Questions fréquentes
Pourquoi trouve-t-on des petits cafards après le traitement ?
Combien de temps le gel Blantor reste-t-il efficace ?
Combien d'œufs contient une oothèque de cafard ?
À quoi servent les pièges Géotrap dans une intervention ?
Peut-on éliminer les cafards en 24 heures ?
Quelle quantité de gel appliquer contre les cafards ?
Transcription de la vidéo
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Introduction, une semaine après
Salut tout le monde, c'est Mickaël de Votre Expert Anti-Nuisibles. Aujourd'hui, on est à peu près une semaine après la première intervention contre les cafards. On va observer un peu ce qui se passe. Nette amélioration, puisqu'il y a quand même pas mal de cadavres de blattes qui ont été retrouvés, et également beaucoup de petits.
Les petits, comme je vous l'ai dit, c'est tout à fait normal. En fait, on a les adultes qui meurent en premier, ils lâchent l'oothèque qui contient les œufs, et ensuite on a les petits. Il faut éradiquer les petits. On va regarder ça.
Le résultat sur les pièges
Au niveau des pièges où on avait mis les petits pièges à phéromones Géotrap, ça marche très bien ces trucs-là. Mais comme je dis, ça ne représente pas une solution sur le long terme, ça permet d'accélérer le processus d'élimination. Ça ne remplace pas le gel. On va l'ouvrir, je vous montre un petit peu. Je crois qu'on a tous les stades ici, tout le cycle de vie des blattes.
On a des blattes germaniques adultes, des nymphes et de tout petits jeunes. Ce sont ces petits-là qu'il faut choper. Regardez celle-ci, au niveau de son abdomen : c'est l'oothèque, et à l'intérieur il y a les œufs. Tous les petits qui sont là, ce sont ceux qui sont sortis de l'oothèque. Ça va très vite, généralement entre 18 et 24 par individu.
La blatte germanique, c'est vraiment une championne de la reproduction. Un individu comme ça, et après vous vous retrouvez avec tout ça. Ça va très, très vite. La preuve que ça va vraiment partout.
On continue l'intervention
Le premier passage a déjà fait du bien, mais néanmoins on n'est pas encore prêts à crier victoire. L'avantage de ces pièges, c'est qu'ils jouent aussi un rôle de détecteurs. Si le premier piège de la première semaine en attrape 100, je le remplace, dans deux semaines il n'y en a plus que 10, et dans trois semaines plus rien. C'est un super indicateur pour savoir où on en est par rapport à la prolifération des cafards.
Souvenez-vous de ces deux tiroirs qui, selon moi, représentent le refuge parfait des cafards. Il va en rester à l'intérieur parce qu'on en avait vraiment beaucoup, ce n'est pas possible d'arriver à zéro en une semaine. Je vais remettre du gel et poser un piège directement dedans pour les choper.
La propriétaire des lieux a dit qu'elle retrouvait beaucoup de cafards les pattes en l'air. La femelle meurt, se retourne sur le dos et libère son oothèque par instinct de préservation. C'est ça qui est vicieux : on tue un adulte et on se retrouve potentiellement avec 24 petits. Le but, c'est de les choper avant leur maturité sexuelle.
Il y a deux solutions. Soit les petits se font gauler directement sur les pièges à glu, soit ils consomment les gouttes de gel Blantor, valables pendant deux mois. Ils consomment la goutte et meurent, mais ils ne peuvent pas libérer d'oothèque parce qu'ils ne sont pas assez matures. C'est comme ça qu'on arrive à casser ce fameux cycle de l'enfer et à mettre fin à la prolifération.
Je glisse un piège à l'intérieur et j'y mets le gel Blantor. C'est de l'insecticide sous forme de gel. C'est conçu pour qu'ils le mangent, ça provoque la mort. Chaque goutte que je mets est valable deux mois. S'il y a un cafard qu'on a loupé, il vient, il consomme la goutte, et on est tranquille. De temps en temps il faut répéter l'opération, car quand c'est trop sec le gel a tendance à vite sécher et devient moins appétant.
Je vais appliquer le gel en petites gouttes fraîches, comme ça ils ont de quoi manger. Vraiment, c'est une goutte de gel par mètre carré. J'intensifie mon traitement là où il y a le plus de cafards, dans cette zone bien ciblée. Il y a beaucoup de cachettes, et le cafard aime bien se cacher, c'est aussi simple que ça. Je remets un piège ici et un peu de gel dans les armoires où c'est plus discret.
Conclusion et progression
Le gel est en place et on a encore laissé passer une semaine. Comme je vous l'ai dit, on part quand même d'assez haut : une infestation moyenne, voire moyenne-supérieure. On va laisser agir le produit et on reviendra dans une semaine. Le but, c'est que semaine après semaine ça baisse comme un escalier, et qu'au bout de deux, trois ou quatre semaines on arrive à zéro.
Vous avez déjà vu mes autres vidéos où c'était pire que ça et où j'avais réussi, donc ici il n'y a aucune raison. Par contre, ne vous attendez pas à quelque chose de magique. Quand on vous met en avant un produit, souvent des fumigènes, en disant qu'en 24 heures vous n'avez plus rien, je vous dis tout de suite que c'est impossible.
Il faut vraiment procéder de manière progressive, c'est comme ça qu'on y arrive. Si vous rencontrez un problème, mettez vos questions en commentaire, abonnez-vous à la chaîne YouTube. Je vous dis à très bientôt.
Votre expert
Mickaël Vannieuwenhuyse
Technicien anti-nuisibles · 10 ans sur le terrain
- Certibiocide
- Certiphyto
- Piégeur agréé
- 230 000+ abonnés
« J'interviens chaque jour chez des particuliers et des professionnels. Sur cette chaîne, je filme mes vraies interventions pour vous montrer, sans filtre, ce qui marche vraiment. »