Démonstration en vidéo
Crottes dans un grenier : le labo tranche en vidéo
Vidéo à titre illustratif.
L'essentiel
- J'ai prélevé les crottes avec un kit gants + tube conservateur pour le laboratoire.
- Le labo a identifié une Pipistrelle, une chauve-souris, pas une souris.
- Analyse : aucun pathogène ni bactérie détecté sur l'échantillon.
- La chauve-souris est espèce protégée : on ne traite pas, on cohabite.
- À l'œil nu, crottes de souris et de chauve-souris se confondent facilement.
Je suis monté dans un grenier où un problème de rongeurs avait été signalé. J'y ai trouvé des petites crottes que j'ai d'abord prises pour des excréments de souris. Plutôt que de deviner et de traiter à l'aveugle, j'ai décidé de prélever un échantillon et de l'envoyer en laboratoire pour identification précise.
Comment prélever des crottes de grenier pour analyse ?
J'ai utilisé un kit dédié : une paire de gants pour ne jamais toucher les excréments à mains nues, un tube avec un liquide conservateur, et une enveloppe préaffranchie pour l'envoi direct au laboratoire. J'ai récupéré plusieurs crottes en évitant d'embarquer de la laine de verre, qui aurait pu fausser l'analyse. Le kit part ensuite à Lyon.
Souris ou chauve-souris : comment ne pas se tromper ?
Le verdict m'a surpris, même après des dizaines d'années de métier. L'espèce révélée était une Pipistrelle, autrement dit une chauve-souris, pas une souris. À l'œil nu, les crottes de souris et de chauve-souris se ressemblent énormément. C'est exactement pour ça qu'un diagnostic en laboratoire évite un mauvais traitement, inefficace ou totalement inutile.
Que faire face à des crottes de chauve-souris ?
Rien, et c'est important. La chauve-souris est une espèce protégée : aucune gestion de population n'est autorisée, et il est même conseillé de favoriser les refuges. L'analyse n'a révélé aucun pathogène ni bactérie sur l'échantillon. Vivre avec des chauves-souris chez soi reste contraignant : bruit nocturne et excréments dans les combles ne sont pas agréables.
Comme ce sujet sort de mon domaine, celui des nuisibles, j'oriente les personnes concernées vers l'association SOS Chauves-souris, spécialiste de la préservation de l'espèce et de la cohabitation. Ce cas montre surtout une chose : identifier l'espèce avant d'agir change tout.
Questions fréquentes
Comment reconnaître une crotte de souris d'une crotte de chauve-souris ?
Pourquoi envoyer des crottes en laboratoire ?
Les crottes de chauve-souris sont-elles dangereuses ?
Peut-on se débarrasser d'une chauve-souris dans ses combles ?
Comment se déroule un prélèvement d'échantillon avec un kit ?
Faut-il indiquer le lieu et la date du prélèvement ?
Transcription de la vidéo
Texte intégral, segmenté par section.
Un grenier et des crottes suspectes
Salut tout le monde, c'est Mickaël, Votre Expert Anti-Nuisibles. Pas très compliqué d'identifier le lieu : je suis dans un grenier où il y a eu récemment un problème de souris. Ce que je vais faire, c'est un prélèvement, afin de l'envoyer à un laboratoire indépendant qui va m'envoyer la liste des bactéries que peuvent contenir ce type d'excréments, voire peut-être des maladies. Alors, on va les choper ensemble.
Présentation du kit de prélèvement
Pour ça, j'ai un kit. Je vais commencer par vous le présenter. Voici mon kit, j'ai l'impression d'être dans X-Files, on va faire des enquêtes. Donc c'est Easy Diag : Diag pour diagnostic, mis au point par la société Easypest. On va suivre les instructions, c'est la première fois que je le fais.
Il y a une paire de gants, c'est pour ne pas ramasser les excréments à mains nues. J'ai un tube ici : Easy Diag rongeur. C'est là-dedans que je vais devoir mettre mes excréments de rongeur. Et j'ai une enveloppe et un bon pour l'envoyer directement au laboratoire. Ce qui est bien fait, c'est du clé en main.
Le prélèvement des crottes
Alors je vais mettre les gants. Toujours des grosses mains. Souvenez-vous, ici, dans un épisode, on avait détecté des excréments de souris. À côté, on a la pâte bleue, un rodenticide, et là, il y a des excréments de souris. C'est parti, on va choper ensemble des crottes de souris.
En tout cas, j'ai hâte de voir le résultat, ça sera vraiment du concret. Là, j'ai plein de petites crottes. Ce que j'aime bien dans notre métier maintenant, c'est que ça se modernise à fond. On n'est plus que de simples dératiseurs, on est également des enquêteurs. J'essaie de faire un truc propre pour ne pas renvoyer de la laine de verre, j'ai peur que ça sabote un peu le truc.
Envoi de l'échantillon au laboratoire
J'aurais peut-être dû leur demander combien il fallait en mettre. Bon, je pense qu'ils n'ont pas besoin de dix mille. On en met un dernier, ça sera bon. Et ça, il me semble que tout ça part à Lyon. On va refermer. Voilà.
Alors le liquide, je ne sais pas ce que c'est, mais j'imagine que c'est un liquide conservateur, peut-être à base d'alcool. Les résultats de cette analyse, on va les découvrir ensemble. Je les ai reçus et c'est surprenant, complètement surprenant.
Le verdict surprenant du labo
Je remercie la société Easypest via leur dispositif Easy Diag pour ce diagnostic. On voit un peu le mode opératoire, mais ce qui nous intéresse, c'est vraiment les résultats de l'échantillon, en date du 17 mars 2026. On a l'espèce révélée par ce prélèvement : Pipistrellus, deux fois. Résistance non applicable, pas de pathogène détecté. Donc aucune bactérie, maladie ou virus détecté.
Qu'est-ce que c'est, le Pipistrellus ? C'est tout simplement une chauve-souris. Ce qui est amusant, c'est que même en tant que professionnel, après des dizaines d'années de métier, je me suis trompé : je partais sur une souris. Chauve-souris, souris, je n'étais pas loin. Mais des excréments de souris et de chauve-souris, à l'œil nu, ce n'est pas forcément évident. D'où l'intérêt d'un diagnostic.
Une espèce protégée : que faire ?
Maintenant, que faire ? Le prélèvement était exploitable, mais aucune indication sur le lieu et la date : ça, c'est de ma faute, je n'ai pas fourni les éléments. La chauve-souris est une espèce protégée, ne permettant aucune gestion ni maîtrise de la population. Il est même conseillé de favoriser les refuges afin de pérenniser la population. Le constat, c'est de la chauve-souris, et on ne fait absolument rien.
C'est très bien sur le papier quand on ne les a pas chez soi. Mais quand on les a chez soi, il peut y avoir du bruit la nuit et bien évidemment des excréments dans les combles, et ce n'est pas agréable. Tout ce que je peux faire à mon niveau, c'est vous orienter vers l'association SOS Chauves-souris. Ce sont des experts de la préservation de l'espèce tout en gardant une cohabitation saine. Là, on n'est pas dans les nuisibles, on est à l'inverse, sur une espèce protégée, donc ce n'est pas mon domaine. Vive les chauves-souris, à bientôt.
Votre expert
Mickaël Vannieuwenhuyse
Technicien anti-nuisibles · 10 ans sur le terrain
- Certibiocide
- Certiphyto
- Piégeur agréé
- 200 000+ abonnés
« J'interviens chaque jour chez des particuliers et des professionnels. Sur cette chaîne, je filme mes vraies interventions pour vous montrer, sans filtre, ce qui marche vraiment. »