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Tutoriel en vidéo

Nuisibles : locataire ou propriétaire, qui paie la facture ?

Vidéo à titre illustratif.

Précautions d'emploi et avertissements

Nous mettons à jour nos contenus au mieux selon la réglementation en vigueur. Certaines vidéos, tournées il y a plusieurs mois ou années, peuvent ne plus refléter les règles, les produits ou les dosages actuels. Elles sont fournies uniquement à titre d'illustration et n'ont pas de valeur contractuelle.

Les lieux filmés ont leur propre configuration. Reproduire un geste montré ne dispense pas de choisir, chez vous, des emplacements hors de portée des enfants et des animaux. En cas de différence entre cette vidéo et l'étiquette, suivez l'étiquette.

Les produits présentés sur ce site servent à lutter contre des nuisibles. Certains d'entre eux sont des biocides ou des produits chimiques classés dangereux au sens de la réglementation européenne, et leur utilisation engage votre responsabilité.

Trois repères vous accompagnent dans tout ce qui suit. Les consignes de l'étiquette et de la notice du produit que vous recevez passent en premier, avant nos vidéos, nos articles et nos conseils. Le produit doit rester hors de portée des enfants, des personnes vulnérables, des animaux domestiques et des animaux non ciblés. Enfin, la réglementation applicable dépend du lieu où vous utilisez le produit, et il vous revient de la vérifier.

1. Quelle consigne suivre en premier

Plusieurs sources vous accompagnent pour utiliser ce produit. Elles se complètent, mais elles n'ont pas le même rôle. Si deux d'entre elles ne disent pas tout à fait la même chose, suivez-les dans cet ordre.

  1. L'étiquette et la notice du produit que vous recevez, ainsi que son autorisation de mise sur le marché lorsqu'il en existe une. Ce sont les consignes établies pour ce produit : usage prévu, espèces visées, dosages, lieux et périodes d'application, précautions et délais à respecter.
  2. La fiche de données de sécurité du produit, pour les dangers, les équipements de protection, le stockage, l'élimination et les bons gestes en cas d'incident.
  3. Le mode d'emploi et la fiche produit de notre site. Le mode d'emploi reprend l'essentiel pour vous aider à préparer le traitement. La fiche décrit les caractéristiques essentielles de ce que nous vendons : dénomination, contenance, conditionnement, substance active, composition du lot. Ces caractéristiques font partie du contrat de vente et nous engagent : si le produit livré n'y correspond pas, vos garanties légales s'appliquent pleinement.
  4. Les photos et illustrations, qui montrent l'aspect du produit.
  5. Nos vidéos, nos articles et nos conseils, y compris les réponses de notre service client. Ils sont là pour vous aider à comprendre et à vous organiser ; ils ne remplacent pas les consignes de l'étiquette.

Concrètement, si une vidéo, un article ou un conseil vous paraît moins prudent que l'étiquette, suivez l'étiquette. Et si vous remarquez une différence sur l'usage ou sur les caractéristiques du produit, contactez-nous avant de l'utiliser : nous vous aiderons à y voir clair.

Les photographies et illustrations rendent l'aspect du produit, sans garantir le rendu exact des couleurs, l'échelle ou le graphisme de l'étiquette. Les objets de décor et les accessoires visibles sur une image ne font pas partie de l'offre, sauf mention expresse dans la description. Un fabricant peut faire évoluer son conditionnement ou le visuel de son étiquette : si une évolution touche les caractéristiques essentielles du produit, nous mettons cette fiche à jour.

Nos vidéos sont tournées à une date donnée, parfois plusieurs années avant que vous ne les regardiez. Elles peuvent ne plus refléter la réglementation, les gammes, les dosages ou les usages autorisés en vigueur, et lorsqu'elles sont diffusées sur des plateformes tierces, elles ne peuvent pas toujours être modifiées après publication. Les démonstrations sont réalisées par un professionnel, dans un contexte précis : elles ne constituent ni un diagnostic, ni une prescription, ni une garantie de résultat pour votre situation.

2. Avant de commander

Vérifiez que le produit correspond à votre besoin réel : espèce ciblée, lieu à traiter, surface, présence d'enfants, d'animaux ou de denrées alimentaires. À ce stade, l'information disponible est celle de cette page. Lisez les caractéristiques, le mode d'emploi et, lorsque le produit en dispose, sa fiche de données de sécurité. Les documents sont regroupés dans la rubrique « Documents à télécharger », et toute fiche de données de sécurité peut être demandée à notre service client. L'étiquette, elle, se lit à réception, avant la première utilisation.

Assurez-vous également d'avoir le droit d'acheter et d'utiliser ce produit. Certains sont réservés aux utilisateurs professionnels et leur expédition est conditionnée à la présentation d'un justificatif en cours de validité. La vente est réservée aux personnes majeures : les produits ne doivent être ni commandés, ni utilisés, ni manipulés par un mineur. Enfin, contrôlez dès réception la durée limite d'utilisation indiquée sur l'emballage, et utilisez le produit avant cette date.

3. Renseignez-vous sur la réglementation applicable chez vous

Le cadre des produits biocides et des produits chimiques est européen, mais son application varie selon les pays, les régions et parfois les communes : usages autorisés, lieux et périodes d'emploi, quantités, obligations de signalisation ou de traçabilité. Certaines méthodes de lutte, certains appâts et certains pièges sont interdits ou soumis à conditions, y compris des dispositifs vendus librement ailleurs. La lutte contre les espèces protégées est encadrée, voire interdite, même lorsque ces espèces causent des dégâts.

Il vous appartient de vérifier, avant l'achat et avant l'utilisation, ce que la réglementation autorise là où vous comptez utiliser le produit. Le non-respect de ces règles relève de votre seule responsabilité.

4. Avant d'utiliser le produit

Lisez l'étiquette et la notice en entier, mentions de danger et conseils de prudence compris, et conservez-les pendant toute la durée d'utilisation. Puis, avant la première application :

  • respectez le mode d'emploi, les dosages, les surfaces, les fréquences et les durées indiqués : un surdosage n'améliore pas l'efficacité, il augmente le risque ;
  • portez les équipements de protection recommandés, gants, masque, lunettes ou vêtements couvrants selon le produit ;
  • ne transvasez jamais le produit dans un autre contenant, en particulier alimentaire, et gardez l'emballage d'origine avec son étiquette ;
  • faites un essai sur une zone peu visible avant de traiter un textile, un meuble ou une surface fragile ;
  • n'utilisez pas un produit périmé, à l'étiquette illisible ou à l'emballage endommagé.

5. Pendant le traitement

Tenez les enfants, les personnes vulnérables, les animaux domestiques et les animaux non ciblés éloignés des zones traitées, pendant l'application et pendant tout le délai de retour dans les locaux indiqué sur l'étiquette. Prévenez les autres occupants du logement ou du bâtiment, ainsi que vos voisins lorsque le traitement peut les affecter.

Dans les lieux partagés ou ouverts, parties communes, cours, locaux fréquentés par du public, les personnes présentes ignorent qu'un traitement est en cours. Le choix des emplacements et l'information des occupants reviennent à celui qui organise le traitement. Nous ne connaissons pas vos lieux et ne réalisons ni diagnostic ni évaluation sur site.

En cas de doute sur les emplacements ou sur la configuration de vos lieux, contactez notre service client avant de traiter, depuis la page Aide et contact. Il vous conseille à distance, à partir des informations que vous lui transmettez. Une évaluation sur place suppose le déplacement d'un professionnel et relève d'une prestation distincte de la vente.

Pendant l'application :

  • ne mangez pas, ne buvez pas, ne fumez pas, et lavez-vous les mains après chaque manipulation ;
  • protégez les denrées alimentaires, l'eau, la vaisselle, les plans de travail, les jouets, les litières et les gamelles ;
  • aérez selon les instructions de l'étiquette ;
  • ne traitez pas à proximité d'un point d'eau, d'un cours d'eau, d'un puits ou d'une bouche d'égout, sauf indication contraire ;
  • n'appliquez pas sur des plantes en fleurs ni à proximité de ruches, afin de protéger les pollinisateurs, sauf indication contraire ;
  • ne mélangez jamais deux produits entre eux ;
  • n'appliquez jamais sur une personne ou sur un animal un produit destiné aux locaux ou aux surfaces.

Les aérosols et les fumigènes demandent une vigilance particulière : quittez la pièce comme indiqué, respectez la durée d'action et la ventilation, prévenez les occupants et tenez compte des détecteurs de fumée et des alarmes. Pendant toute la durée du traitement, surveillez régulièrement les zones traitées.

6. Produits rodenticides

Les appâts rodenticides doivent être placés dans le poste d'appâtage sécurisé exigé par leur étiquette : un poste résistant à l'ouverture, fermé par clé ou par un mécanisme de sécurité équivalent. Certains appâts sont vendus directement dans leur propre poste sécurisé. Cette obligation s'accompagne de plusieurs consignes :

  • verrouillez chaque poste après chaque intervention et vérifiez qu'il reste inaccessible aux enfants et aux animaux non ciblés ;
  • respectez les consignes de placement, d'espacement et de durée maximale de traitement ;
  • laissez en place l'étiquetage du poste : produit contenu, substance active, consigne de ne pas ouvrir ni déplacer, contact en cas d'incident ;
  • en fin de traitement, relevez et éliminez les appâts non consommés et les rongeurs morts, selon l'étiquette et les règles d'élimination applicables chez vous.

Gardez enfin à l'esprit le risque d'empoisonnement secondaire : un chat, un chien, un rapace ou un hérisson qui consomme un rongeur intoxiqué peut être touché à son tour. Cette surveillance fait partie du traitement.

7. Appâts insecticides en gel et accessoires

Les gels insecticides s'emploient en petites gouttes sur le passage des insectes, selon l'étiquette. Aucun matériel n'est imposé : l'exigence est que le gel reste hors de portée des enfants, des personnes vulnérables et des animaux pendant toute la durée du traitement, et elle se satisfait d'abord par le choix de l'emplacement.

Les accessoires que nous proposons, comme les mini-stations, protègent le gel de la poussière, des intempéries et du support, et peuvent y ajouter une protection supplémentaire. Ils ne suffisent pas, à eux seuls, à rendre le gel inaccessible à un enfant ou à un animal : ce sont des aides, pas des dispositifs de sécurité. Placez-les avec la même précaution qu'une goutte de gel.

8. Pièges

Contrôlez les pièges régulièrement, au minimum une fois par jour lorsqu'ils peuvent capturer un animal vivant, et placez-les hors d'atteinte des enfants et des animaux non ciblés. Certains pièges, notamment adhésifs, sont interdits ou restreints selon les territoires et les espèces : vérifiez avant utilisation. En cas de capture d'un animal non ciblé ou protégé, ne le manipulez pas sans précaution et renseignez-vous sur la conduite à tenir auprès des autorités compétentes.

9. Stockage, déchets et fin de traitement

Stockez le produit dans son emballage d'origine refermé, dans un endroit sec, tempéré, ventilé et si possible verrouillé, hors de portée des enfants et des animaux, à l'écart des aliments, des boissons et des aliments pour animaux.

Ne jetez ni les produits, ni les restes, ni les emballages souillés avec les ordures ménagères, et ne les versez pas dans les canalisations : remettez-les à une filière de collecte des déchets dangereux. Les obligations liées à l'élimination après usage vous incombent.

10. Santé, grossesse, enfants et animaux

En cas de problème de santé, de traitement médical en cours, d'allergie, d'asthme, de grossesse ou d'allaitement, demandez l'avis d'un professionnel de santé avant d'acheter et d'utiliser le produit. Les personnes âgées, en situation de handicap ou vulnérables sont invitées à se faire accompagner par un tiers de confiance, ou à faire appel à un professionnel de la lutte antiparasitaire. Un achat effectué pour un mineur ou une personne vulnérable engage la responsabilité de son représentant légal.

11. En cas d'incident

En cas d'ingestion, de projection dans les yeux, d'inhalation, de contact prolongé avec la peau ou de malaise :

  • arrêtez immédiatement l'utilisation ;
  • contactez un centre antipoison ou les services d'urgence de votre pays ;
  • gardez l'emballage et l'étiquette à disposition, ils portent les informations dont les secours ont besoin ;
  • ne faites pas vomir et ne donnez rien à boire sans avis médical.

Si un animal est concerné, contactez un vétérinaire ou un centre antipoison vétérinaire, avec l'emballage et l'étiquette.

12. Efficacité : aucun engagement de résultat

Nous vendons des produits conformes à leur description et à la réglementation qui leur est applicable. La vente ne constitue pas pour autant un engagement de résultat quant à l'élimination des nuisibles. L'efficacité dépend de facteurs qui échappent à notre contrôle : niveau d'infestation initial, espèce et comportement des nuisibles, conditions d'application, respect des doses, caractéristiques du lieu traité, régularité et persévérance du traitement. En cas de doute ou de résultat insuffisant, contactez notre service client avant de renouveler ou d'intensifier un traitement de votre propre initiative.

13. Responsabilité

L'utilisation des produits se fait sous votre responsabilité. La nôtre ne peut être engagée en cas d'utilisation non conforme aux instructions, aux précautions d'emploi, aux conditions de stockage ou à la réglementation applicable, ni pour les dommages matériels survenus au cours d'un traitement : taches ou traces sur les textiles, les meubles et les surfaces, altérations de matériaux, dégradations liées à un surdosage ou à une application incorrecte. Ces limites s'appliquent dans les limites permises par la loi, sans préjudice de vos garanties légales de conformité et des vices cachés.

14. Signaler un problème de sécurité

Si vous constatez un incident, un défaut ou un risque lié à ce produit, signalez-le à notre service client, avec la référence du produit, le numéro de lot et des photos si possible. Nous vous informerons de toute mesure de sécurité ou de tout rappel concernant un produit que vous avez acheté.

Utilisez les produits biocides avec précaution. Avant toute utilisation, lisez l'étiquette et les informations concernant le produit.

Pour plus d'informations, consultez nos Conditions Générales de Vente et nos Conditions Générales d'Utilisation.

L'essentiel

  • Face à un nuisible, avertissez toujours le propriétaire avant toute intervention.
  • Un logement propre et bien entretenu renvoie la facture souris au propriétaire.
  • Les punaises de lit rapportées de vacances restent à la charge du locataire.
  • Cafards liés à un manque d'entretien flagrant : le locataire paie tout.
  • Un nid de guêpes dangereux engage le propriétaire, garant de la santé.

On me pose sans arrêt la même question sur le terrain : quand un nuisible débarque chez soi, qui règle la facture, le locataire ou le propriétaire ? J'ai cherché une réponse claire sur internet, sans succès. Alors je m'appuie sur la loi et sur des cas concrets pour trancher, situation par situation.

Que dit la loi entre locataire et propriétaire ?

Tout repose sur l'article 6 de la loi 89-462 du 6 juillet 1989. Le propriétaire doit fournir un logement décent, salubre, et reste garant de la sécurité physique et de la santé de ses locataires. Le locataire, lui, a le devoir d'entretenir les lieux et de les garder propres. Ce partage éclaire la plupart des litiges liés aux nuisibles.

Qui paie pour des souris ou des punaises de lit ?

Un locataire irréprochable qui voit une souris dans sa cuisine ? La facture revient au propriétaire, car aucune insalubrité n'a attiré le nuisible. Pour des punaises de lit rapportées de vacances, c'est l'inverse : elles viennent de l'extérieur, donc le locataire assume, souvent entre 300 et 500 euros s'il fait appel à un professionnel.

Cafards et nid de guêpes : deux cas opposés

Un étudiant qui laisse proliférer les cafards pendant un an dans un logement sale paie tout : le lien entre son manque d'entretien et l'infestation est flagrant. À l'inverse, un nid de guêpes représente un danger immédiat pour la santé. Le propriétaire, garant de la sécurité, doit faire intervenir un professionnel, pour un coût généralement compris entre 100 et 150 euros.

Mon conseil de terrain vaut pour tout le monde : le locataire avertit toujours le propriétaire par écrit avant d'agir, le propriétaire réalise un état des lieux d'entrée avec photos, et surtout, on privilégie la solution à l'amiable. Un conflit avec huissier, avocats et tribunal coûte bien plus cher que la prestation elle-même.

Questions fréquentes

Qui doit payer la désinsectisation, locataire ou propriétaire ?
Cela dépend de l'origine du nuisible. Si l'infestation vient d'un manque d'entretien du locataire, il paie. Si elle vient de l'extérieur ou tient à l'insalubrité du bien, le propriétaire assume. La loi lie la responsabilité à la salubrité du logement et au devoir d'entretien de chacun.
Que faire en premier quand on découvre un nuisible dans son logement ?
Avertir systématiquement le propriétaire, avant toute intervention. C'est son bien, il doit être mis au courant et donner son accord. Certains locataires appellent une société puis envoient la facture au propriétaire : ça ne marche pas, il peut refuser de payer faute d'avoir été averti et d'avoir autorisé l'intervention.
Un locataire paie-t-il pour des punaises de lit ramenées de vacances ?
Oui, le locataire paie. Les punaises de lit rapportées de l'extérieur ne relèvent pas de la responsabilité du propriétaire, qui a mis à disposition un bien sain. C'est un élément importé dans le foyer, donc le traitement, souvent entre 300 et 500 euros chez un professionnel, revient au locataire.
Le propriétaire doit-il payer pour un nid de guêpes ?
Oui, le nid de guêpes est à la charge du propriétaire. Il est garant de la santé physique de ses occupants, et un nid représente un danger immédiat, notamment en cas d'allergie. La destruction coûte généralement entre 100 et 150 euros, bien moins qu'un passage au tribunal en cas de piqûre grave.
Un locataire est-il responsable des cafards dans son logement ?
Cela dépend de l'entretien. Si les cafards prolifèrent à cause d'un manque de propreté flagrant, le locataire paie tout, le lien avec l'insalubrité étant clair. Mais un logement impeccable peut aussi avoir deux ou trois cafards venus d'un appartement voisin : là, le propriétaire peut être concerné.
Pourquoi faut-il faire un état des lieux d'entrée avec photos ?
L'état des lieux d'entrée prouve que le bien était salubre et sans nuisible au moment de la location. Prenez des photos, rédigez un document clair. En cas de litige, ce document protège le propriétaire et permet de démontrer que l'infestation est apparue après l'installation du locataire.
Vaut-il mieux régler un litige de nuisibles à l'amiable ?
Oui, l'amiable reste la meilleure option. Un conflit avec constat d'huissier, avocats et tribunal coûte très cher et prend du temps. J'ai vu des propriétaires participer à moitié à la prestation, même sans y être tenus, pour éviter l'escalade. Ça se passe presque toujours mieux ainsi.

Transcription de la vidéo

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Introduction : qui doit payer ?

Posez-moi ce chéquier tout de suite, parce que vous ne le savez peut-être pas, mais ce n'est peut-être pas à vous de payer. Cette vidéo tombe à pic, parce qu'on pose beaucoup la question lorsqu'on rencontre un problème de nuisible, que ce soit cafards, punaises de lit, souris, ce que vous voulez : qui doit payer ? Est-ce que c'est le locataire ou est-ce que c'est le propriétaire ?

C'est simple et compliqué à la fois. J'ai regardé sur internet et on ne trouve pas vraiment une réponse très officielle. Néanmoins, moi, je vais vous la donner. On va commencer par ce que dit la loi.

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Ce que dit la loi

Il y a une loi qui a été inscrite. Vous pouvez regarder sur Légifrance si vous voulez plus de détails : c'est l'article 6 de la loi 89-462 du 6 juillet 1989. Comment je le sais ? C'est marqué sur ma main, je me suis fait un petit point. Moi je ne vous cache rien.

Le propriétaire est tenu de mettre à disposition un bien décent et salubre. Il doit également effectuer des travaux de rénovation si besoin, et il est garant de la sécurité physique et de la santé globale de ses locataires.

Le locataire, lui, a des droits mais aussi des devoirs. Son devoir, c'est de garder les lieux propres, d'entretenir le logement : nettoyer, balayer, astiquer. Le propriétaire met à disposition un endroit propre, son boulot à lui c'est de le garder propre. Je pense qu'on est tous d'accord là-dessus.

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Études de cas concrets

Pour que vous compreniez bien, il y a aussi l'interprétation de la loi. Prenons quelques exemples. Un premier locataire de 54 ans vit dans son appartement depuis 10 ans. C'est un mec bien, irréprochable sur son hygiène, chez lui c'est carré, c'est clean, c'est propre. Il paye ses loyers à l'heure, c'est un super locataire. Un matin, il voit une souris pour la première fois de sa vie.

Il avertit son propriétaire, et c'est ce que vous devez faire systématiquement en tant que locataire. Le propriétaire, rien à reprocher, dit : je fais passer un professionnel et je prends en charge la prestation. Dans ce cas, c'est le propriétaire qui doit régler, car le nuisible n'a rien à voir avec une insalubrité : le locataire est très propre, la souris n'est pas de sa faute.

Autre exemple, les punaises de lit. Un couple part en vacances, rentre, et deux semaines après commence à se faire piquer. Ils se procurent le spray indicateur punaises, découvrent les taches bleues signalant la présence de punaises de lit, et avertissent le propriétaire. Là, la loi donne raison au propriétaire : quand il a mis le bien à disposition, il n'y avait pas de punaises. Ce sont les locataires qui les ont apportées de l'extérieur, donc ils payent, parfois 300, 400, 500 euros chez un professionnel.

Troisième cas, Jérémy et les cafards. Un étudiant de 22 ans, pas fan du ménage du tout. Les cafards apparaissent, il laisse proliférer et contacte son propriétaire un an après. Le propriétaire arrive et découvre un capharnaüm : de la vaisselle dans l'évier, un bordel pas possible. Là, il y a un lien clair entre le manque de salubrité créé par Jérémy et les cafards : c'est 100 % de sa faute, il paye tout.

Attention, il faut démontrer que les cafards sont présents à cause du manque d'entretien évident et flagrant. À l'inverse, si Jérémy avait maintenu un logement impeccable avec deux ou trois cafards venus d'un appartement voisin, le propriétaire aurait été concerné. Ça arrive : des appartements communiquent, et on peut avoir des cafards malgré une hygiène irréprochable.

Dernier exemple, une jeune retraitée de 65 ans. Un dimanche, son petit-fils de 5 ans arrive en hurlant qu'il y a plein de guêpes dans la haie de sapins au fond du jardin. Elle rentre les enfants et appelle son propriétaire, qui l'envoie bouler en disant que les guêpes, ce n'est pas son ressort. Qui a raison ? C'est le propriétaire qui doit payer.

L'apparition d'un nid de guêpes, c'est la nature, ce n'est la faute de personne. Mais le propriétaire est garant de la santé physique et globale des occupants. Un nid de guêpes est un danger imminent : le propriétaire doit impérativement faire intervenir un professionnel de la désinsectisation. Si elle envoie un SMS d'avertissement resté sans réponse et que l'enfant se fait piquer gravement, elle peut se retourner contre le propriétaire au tribunal. La destruction d'un nid coûte entre 100 et 150 euros, bien moins qu'un procès.

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Conclusion et conseils

Avec ces exemples, vous avez compris le lien entre salubrité et insalubrité. Un conseil pour les locataires : la première chose face à un problème de nuisible, c'est systématiquement d'avertir le propriétaire. C'est chez lui, c'est son bien privé, il doit être mis au courant.

Certains petits malins font appel à une société de dératisation, payent la facture puis l'envoient au propriétaire. Ça ne marche pas : le propriétaire peut dire à juste titre qu'il n'a pas été averti ni donné son autorisation, et refuser de payer. Il en a le droit.

Un conseil pour les propriétaires : faites systématiquement un état des lieux d'entrée quand vous louez, avec des photos, pour montrer que le bien est salubre et clean. On a toujours tendance à diaboliser les propriétaires, mais des locataires ne sont pas non plus toujours exemplaires.

Mon dernier conseil, tiré de mon expérience, c'est d'éviter le conflit et de résoudre le problème à l'amiable. Un conflit coûte cher : constat d'huissier, justice, avocats. J'ai déjà vu un propriétaire qui n'avait pas à payer participer quand même à moitié pour ne pas s'engueuler. Souvent, c'est la meilleure solution.

Le propriétaire a deux options : faire appel à une société spécialisée comme moi, ou traiter lui-même. La loi n'oblige pas à faire venir une société, elle oblige à régler le problème. Le but du jeu, c'est que le problème soit résolu. En le faisant soi-même, on peut parfois s'en sortir pour moins de 50 ou 100 euros, alors qu'un professionnel coûtera plus cher, ce qui est normal : produits, déplacement, main-d'œuvre, TVA. Si vous avez des questions, posez-les en commentaire. À très bientôt.

Mickaël Vannieuwenhuyse

Votre expert

Mickaël Vannieuwenhuyse

Technicien anti-nuisibles · 10 ans sur le terrain

« J'interviens chaque jour chez des particuliers et des professionnels. Sur cette chaîne, je filme mes vraies interventions pour vous montrer, sans filtre, ce qui marche vraiment. »