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Devenir dératiseur : mon parcours, échecs et victoires

Vidéo à titre illustratif.

Précautions d'emploi et avertissements

Nous mettons à jour nos contenus au mieux selon la réglementation en vigueur. Certaines vidéos, tournées il y a plusieurs mois ou années, peuvent ne plus refléter les règles, les produits ou les dosages actuels. Elles sont fournies uniquement à titre d'illustration et n'ont pas de valeur contractuelle.

Avant d'utiliser un produit présenté dans cette vidéo :

  • Lisez attentivement l'étiquette, la notice et les informations de sa fiche produit à jour.
  • Respectez le mode d'emploi, les dosages et les conditions d'usage indiqués.
  • Portez les équipements de protection individuelle recommandés (gants, masque, etc.).
  • Tenez les produits hors de portée des enfants et des animaux domestiques.
  • N'utilisez pas le produit en cas de problème de santé, de grossesse ou d'allaitement sans l'avis d'un professionnel de santé.
  • Vérifiez la durée limite d'utilisation et respectez les conditions de stockage.
  • Adaptez l'usage à votre situation ; en cas de doute, demandez conseil à un professionnel.

Utilisez les produits biocides avec précaution. Avant toute utilisation, lisez l'étiquette et les informations concernant le produit.

L'essentiel

  • Aucun diplôme n'est requis pour créer une entreprise de dératisation.
  • Le certibiocide, agrément d'État de 3 jours, coûte 500 à 700 euros.
  • J'ai emprunté 15 000 euros en caution personnelle pour démarrer ma société.
  • Trois puis quatre ans en entreprise m'ont formé sur le terrain avant de me lancer.
  • Créer une société est facile, la faire fonctionner est beaucoup plus dur.

Beaucoup d'entre vous m'écrivent la même chose : « Mickaël, je veux me lancer dans la 3D, dératisation, désinsectisation, désinfection. » Alors je raconte ici mon vrai parcours, de salarié novice qui ne connaissait rien aux rats, souris et cafards jusqu'à chef d'entreprise. Avec du meilleur, et du pire.

Faut-il un diplôme pour devenir dératiseur ?

Pour créer une entreprise de dératisation, aucun diplôme n'est requis. J'ai un bac pro en communication graphique, sans aucun rapport avec le métier. Ce qui compte, c'est d'être débrouillard, commercial et courageux. Mon premier entretien a duré cinq minutes : le patron m'a demandé si j'avais peur des pigeons, et j'ai signé un CDI.

Comment se forme un dératiseur sur le terrain ?

La dératisation s'apprend surtout en se plantant. Un ancien m'a pris en main : taupes chez les particuliers, cages à pigeons, nettoyage de clochers d'église remplis de fientes. J'ai passé trois ans dans cette première société, puis trois à quatre ans dans une seconde, orientée agroalimentaire, où j'ai appris la traçabilité et les normes des grands groupes.

Combien coûte le lancement d'une entreprise 3D ?

Créer une société, c'est prendre des risques. Il faut le certibiocide, un agrément d'État de trois jours qui coûte entre 500 et 700 euros. J'ai emprunté 15 000 euros en caution personnelle pour une camionnette, un pulvérisateur, des pièges et un peu de trésorerie. Au début, on galère et on prend tout : débarras, démoussage, nettoyage de maisons abandonnées.

Mon conseil avant de se lancer dans la dératisation

Acquérez d'abord de l'expérience comme technicien : le secteur recrute, sans qualification exigée. Formez-vous ensuite à la création d'entreprise, un autre monde entre comptabilité, URSSAF et statuts. Et si vous y allez, allez-y à 100 %. Je me suis fait opérer du genou et j'ai posé des pics à pigeons en béquilles pour ne pas rater un chantier. C'est ce genre de motivation qu'il faut.

Questions fréquentes

Faut-il un diplôme pour créer une entreprise de dératisation ?
Non, aucun diplôme n'est requis pour créer une entreprise de dératisation. J'ai moi-même un bac pro en communication graphique, sans rapport avec le métier. En revanche, il faut le certibiocide, un agrément d'État. Les qualités qui comptent vraiment sont la débrouillardise, le sens commercial et le courage sur le terrain.
Qu'est-ce que le certibiocide et combien coûte-t-il ?
Le certibiocide est un agrément d'État obligatoire pour ouvrir une entreprise de dératisation. La formation dure trois jours et coûte en moyenne entre 500 et 700 euros. Elle reste très théorique : on vous forme sur les produits et les équipements de protection, mais pas concrètement à piéger un rat. Ça, vous l'apprendrez sur le tas.
Combien faut-il investir pour démarrer son activité ?
Il faut prévoir de quoi acheter une camionnette, un pulvérisateur, un nébulisateur, des produits et des pièges, plus un peu de trésorerie. Pour ma part, j'ai emprunté 15 000 euros à la banque, avec caution personnelle. Cela signifie qu'en cas d'échec, vous restez redevable de cette somme. Un business plan sérieux est indispensable pour obtenir le prêt.
Vaut-il mieux commencer salarié avant de créer sa société ?
Oui, je conseille d'acquérir d'abord de l'expérience comme technicien dans une entreprise 3D. Le secteur recrute et n'exige pas de qualification. Créer une société est facile, mais la faire fonctionner est bien plus compliqué. Mes six à sept ans de salariat m'ont donné la base avant de me lancer seul comme dirigeant.
Peut-on garder ses droits chômage en créant une société ?
Oui, c'est possible et peu connu. En signant une attestation sur l'honneur à Pôle Emploi indiquant que vous ne vous rémunérez pas pendant un temps, vous conservez vos prestations chômage. C'est une vraie sécurité au démarrage, car une société génère souvent zéro euro de chiffre d'affaires les premiers mois, surtout quand on a une famille à assurer.
Le métier de dératiseur se limite-t-il aux rats ?
Non, une société 3D fait bien plus que du rat et de la souris. J'ai capturé des pigeons, piégé des taupes, nettoyé des clochers d'église pleins de fientes, fait du démoussage de toiture, de la désinfection et même des débarras de maisons pour des notaires. Au démarrage, on prend tout ce qui rentre pour que l'argent arrive.

Transcription de la vidéo

Texte intégral, segmenté par section.

Pourquoi se lancer en dératisation

Salut les jeunes, c'est Mickaël, Votre Expert Anti-Nuisibles. Aujourd'hui petite vidéo un peu détente, je vais parler un peu moins vite qu'à la coutumée, pour prendre son temps. Cette vidéo est faite en réponse à une question qui revient très souvent de votre part : « Mickaël, je souhaite me lancer dans le domaine de la 3D, donc dératisation, désinsectisation, désinfection. »

On voit beaucoup de reconversions professionnelles, des gens qui prennent conscience qu'ils ne sont pas heureux dans leur activité et qui veulent se reconvertir. Pour répondre à la question « comment on fait pour se lancer dans la dératisation », je parle en tant que création d'entreprise. Je me suis dit : rien de mieux que de vous raconter mon parcours professionnel. Croyez-moi, il y a du meilleur et du pire.

Quel niveau d'études est requis

Je commence par le commencement, à savoir le niveau d'étude requis : il n'y en a pas. C'est un peu paradoxal, car aujourd'hui certains métiers demandent systématiquement une qualification. Pour créer votre entreprise dans ce métier, il n'y a aucun diplôme requis.

Moi, à titre personnel, j'ai obtenu un bac professionnel d'agent d'exécution en communication graphique. En gros, un bac plutôt lié à la publicité : création de packaging, création de logo. Strictement rien à voir avec ce que je fais aujourd'hui. Je l'ai eu pour faire plaisir à ma maman. Mais si vous n'avez pas de diplôme, ne vous inquiétez pas, ce n'est absolument pas fermé pour vous. Il y a plein d'autres qualités à avoir : être débrouillard, être commercial, être courageux.

Mon entrée dans le métier

Une fois mon bac obtenu, j'ai enchaîné quelques petits boulots sans rapport, notamment en imprimerie. Un travail d'usine, plus pour gagner un peu d'argent, acheter la première voiture, passer le permis. Ensuite je suis arrivé dans la dératisation un peu par hasard, par le biais de mon papa, qui était lui-même dératiseur dans une grosse structure internationale.

Il m'a dit d'aller voir le patron d'une société qu'il connaissait dans le nord de la France. Je me suis présenté et ça a été l'entretien le plus rapide et le plus facile de ma vie. Dans la salle d'attente, il y avait un renard empaillé. Le patron m'a dit que je me présentais bien, puis il m'a demandé : « Est-ce que tu as peur des pigeons ? » Je lui ai dit non, il m'a fait un CDI pour la semaine suivante.

Apprendre sur le terrain

Dans cette première entreprise, j'arrivais en ne connaissant absolument rien : les rats, les souris, les cafards, je découvrais tout. J'ai été pris en charge par un monsieur qui avait beaucoup d'expérience, il faisait les taupes, les pigeons, les rats, les souris, les cafards. Au début on est complètement perdu.

J'ai fait beaucoup de restaurants, des chaînes de restaurants. J'ai appris à fabriquer les cages pour capturer les pigeons, à piéger les taupes chez les particuliers, à poser des pièges pour les rats musqués. J'ai aussi fait du nettoyage : des clochers d'église où s'accumulaient jusqu'à un mètre cinquante de fientes de pigeons. On mettait bottes et masques car les fientes de pigeons sont hyper toxiques pour les bronches. Et du démoussage de toiture. C'était formateur.

Mon licenciement de la première société

J'ai pris pas mal d'expérience pendant trois ans dans cette entreprise. C'est un métier où on apprend en se plantant : le cerveau apprend en faisant des erreurs. Il existe des formations, notamment le certibiocide, un agrément d'État très théorique, mais on ne vous apprend pas vraiment à piéger du rat. Ça, il faut se débrouiller.

Au bout de trois ans, ça s'est mal fini, je me suis fait virer, on va dire par rupture conventionnelle. Je ne me sentais plus en accord avec l'entreprise, je voulais prendre mes propres décisions et j'étais freiné. Un jour, épuisé et sale après une journée de clocher, j'ai vu mon patron tranquille en terrasse. J'ai mal réagi, par manque d'expérience. Avec le recul, il était là parce qu'il avait pris des risques avant.

La seconde société agroalimentaire

Ensuite je suis parti dans une autre société, où j'étais associé, avec un pourcentage de parts. Là on a quitté le monde rural et le piégeage typique pour s'orienter vers l'agroalimentaire. C'est très spécifique, avec des normes à respecter et des responsables qualité.

On travaillait avec de gros groupes qui font des pâtes, des yaourts, de la nourriture pour chien, où la moindre erreur vous fait dégager. J'ai appris à gérer d'énormes sites agroalimentaires et surtout la traçabilité, noter chaque action sur un registre pour suivre l'évolution des nuisibles. J'ai fait ça trois à quatre ans, ça m'a permis de passer un cap. Et à la fin, ça s'est encore soldé par un licenciement, à peu près comme la première fois.

Créer sa propre entreprise

À la fin de cette société, je me suis dit qu'il fallait que je crée ma propre entreprise, au moins pour être le dirigeant et mener l'entreprise là où je veux. J'estimais avoir assez d'expérience pour tenter l'aventure. À vous de juger si vous voulez vous lancer tout de suite comme dirigeant ou ouvrir une micro-entreprise.

Moi je pense qu'il vaut mieux avoir de l'expérience avant de se lancer dans l'entrepreneuriat. Créer une société n'est pas compliqué, mais faire en sorte qu'elle fonctionne, c'est beaucoup plus dur. Je vous encourage à commencer comme simple technicien dans une entreprise 3D : c'est un domaine qui recrute, sans qualification. Et avant de vous lancer comme créateur, formez-vous, car ça ne s'apprend pas à l'école.

Emprunt et matériel de départ

Il existe des dispositifs intéressants. Si vous avez des droits au chômage, vous pouvez créer votre société et, via une attestation sur l'honneur à Pôle Emploi indiquant que vous ne vous rémunérez pas, garder vos prestations chômage. C'est une sécurité, car au début une société génère zéro euro de chiffre d'affaires.

Pour démarrer, il faut un peu de fonds : une camionnette, un pulvérisateur, un nébulisateur, des produits, des pièges. Je vous encourage à investir tout de suite dans du bon matériel durable. J'ai emprunté 15 000 euros à la banque, en caution personnelle. Il faut un business plan, une étude de la concurrence : on ne s'improvise pas. J'ai acheté une camionnette floquée, du matériel, des équipements et un peu de trésorerie de côté.

Charbonner et tout prendre au début

Ma société était une SARL. J'ai d'abord commencé doucement avec du particulier, puis démarché des restaurateurs. Attention aux chaînes de motivation qui promettent des millions sans travailler : concrètement, non. Au début, vous allez galérer, c'est comme ça.

Il faut charbonner et prendre tout ce qu'il y a. J'ai nettoyé de fond en comble une maison abandonnée remplie de pigeons et de fientes, avec mon frère pris en intérimaire. J'ai même fait du débarras pour des notaires, quand des personnes âgées décèdent et qu'il faut vider et nettoyer la maison avant la vente. Chef d'entreprise, vous n'avez pas le droit d'être malade. Opéré du genou, je suis venu poser des pics à pigeons en béquilles pour un devis, et le client m'a fait confiance.

Le certibiocide et la formation

Côté formation, pour créer une entreprise de dératisation il vous faudra le certibiocide, un agrément d'État très facile à obtenir, qui dure trois jours. Vous devrez passer par une entreprise agréée, un formateur. Moi je ne suis pas formateur : c'est un métier avec beaucoup de réglementation à connaître, je n'ai pas les diplômes pour ça. En revanche, j'ai une vraie expérience du terrain.

Le certibiocide n'est pas gratuit : comptez en moyenne entre 500 et 700 euros pour les trois jours de formation. À la fin, vous obtenez le certibiocide qui vous permettra d'ouvrir votre société.

Mes conseils pour se lancer

Pour conclure, si vous voulez vraiment vous lancer, mon premier conseil est d'acquérir de l'expérience : on ne s'improvise pas. Regardez en parallèle mes vidéos, il y a des conseils applicables sur le terrain. Deuxièmement, formez-vous à la création d'entreprise, c'est un autre monde : administration, comptabilité, facturation, impôts, URSSAF, selon le statut choisi.

Il faut d'ailleurs connaître la différence entre une société, comme la SARL, et une entreprise, comme la micro-entreprise ou l'auto-entrepreneur. Et mon troisième conseil, plus personnel : si vous le faites, faites-le à 100 %. Quand j'ai un objectif, soit j'y vais à fond, soit je n'y vais pas. Si vous doutez, attendez d'être prêt. Mais si vous vous sentez prêt et que cette vidéo vous a motivé, allez-y franchement.

Les prochains projets de la chaîne

Pour les plus motivés, avec des questions pertinentes non abordées dans la vidéo, je vous encourage à me poser vos questions par mail à l'adresse affichée. Concernant la chaîne, demain j'ai rendez-vous pour le troisième traitement contre les punaises de lit chez ce monsieur, ça s'annonce bien. Il y aura sûrement un quatrième épisode, où l'on mettra en place un nouveau lit, car les Nordistes se sont mobilisés. Je suis fier de vous.

La semaine prochaine, il y aura aussi des taupes à faire dans un golf, ça changera un peu. Et j'ai encore un autre projet qui arrivera plus tard, peut-être en décembre ou janvier, avec un tout nouveau format de vidéo. Abonne-toi si tu es allé jusqu'au bout, regarde une autre vidéo, laisse-moi des commentaires. Moi je vous laisse, je vous souhaite une bonne journée et à très bientôt. Ciao tout le monde.

Mickaël Vannieuwenhuyse

Votre expert

Mickaël Vannieuwenhuyse

Technicien anti-nuisibles · 10 ans sur le terrain

« J'interviens chaque jour chez des particuliers et des professionnels. Sur cette chaîne, je filme mes vraies interventions pour vous montrer, sans filtre, ce qui marche vraiment. »