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Devenir dératiseur : mon parcours, échecs et victoires

Vidéo à titre illustratif.

Précautions d'emploi et avertissements

Nous mettons à jour nos contenus au mieux selon la réglementation en vigueur. Certaines vidéos, tournées il y a plusieurs mois ou années, peuvent ne plus refléter les règles, les produits ou les dosages actuels. Elles sont fournies uniquement à titre d'illustration et n'ont pas de valeur contractuelle.

Les lieux filmés ont leur propre configuration. Reproduire un geste montré ne dispense pas de choisir, chez vous, des emplacements hors de portée des enfants et des animaux. En cas de différence entre cette vidéo et l'étiquette, suivez l'étiquette.

Les produits présentés sur ce site servent à lutter contre des nuisibles. Certains d'entre eux sont des biocides ou des produits chimiques classés dangereux au sens de la réglementation européenne, et leur utilisation engage votre responsabilité.

Trois repères vous accompagnent dans tout ce qui suit. Les consignes de l'étiquette et de la notice du produit que vous recevez passent en premier, avant nos vidéos, nos articles et nos conseils. Le produit doit rester hors de portée des enfants, des personnes vulnérables, des animaux domestiques et des animaux non ciblés. Enfin, la réglementation applicable dépend du lieu où vous utilisez le produit, et il vous revient de la vérifier.

1. Quelle consigne suivre en premier

Plusieurs sources vous accompagnent pour utiliser ce produit. Elles se complètent, mais elles n'ont pas le même rôle. Si deux d'entre elles ne disent pas tout à fait la même chose, suivez-les dans cet ordre.

  1. L'étiquette et la notice du produit que vous recevez, ainsi que son autorisation de mise sur le marché lorsqu'il en existe une. Ce sont les consignes établies pour ce produit : usage prévu, espèces visées, dosages, lieux et périodes d'application, précautions et délais à respecter.
  2. La fiche de données de sécurité du produit, pour les dangers, les équipements de protection, le stockage, l'élimination et les bons gestes en cas d'incident.
  3. Le mode d'emploi et la fiche produit de notre site. Le mode d'emploi reprend l'essentiel pour vous aider à préparer le traitement. La fiche décrit les caractéristiques essentielles de ce que nous vendons : dénomination, contenance, conditionnement, substance active, composition du lot. Ces caractéristiques font partie du contrat de vente et nous engagent : si le produit livré n'y correspond pas, vos garanties légales s'appliquent pleinement.
  4. Les photos et illustrations, qui montrent l'aspect du produit.
  5. Nos vidéos, nos articles et nos conseils, y compris les réponses de notre service client. Ils sont là pour vous aider à comprendre et à vous organiser ; ils ne remplacent pas les consignes de l'étiquette.

Concrètement, si une vidéo, un article ou un conseil vous paraît moins prudent que l'étiquette, suivez l'étiquette. Et si vous remarquez une différence sur l'usage ou sur les caractéristiques du produit, contactez-nous avant de l'utiliser : nous vous aiderons à y voir clair.

Les photographies et illustrations rendent l'aspect du produit, sans garantir le rendu exact des couleurs, l'échelle ou le graphisme de l'étiquette. Les objets de décor et les accessoires visibles sur une image ne font pas partie de l'offre, sauf mention expresse dans la description. Un fabricant peut faire évoluer son conditionnement ou le visuel de son étiquette : si une évolution touche les caractéristiques essentielles du produit, nous mettons cette fiche à jour.

Nos vidéos sont tournées à une date donnée, parfois plusieurs années avant que vous ne les regardiez. Elles peuvent ne plus refléter la réglementation, les gammes, les dosages ou les usages autorisés en vigueur, et lorsqu'elles sont diffusées sur des plateformes tierces, elles ne peuvent pas toujours être modifiées après publication. Les démonstrations sont réalisées par un professionnel, dans un contexte précis : elles ne constituent ni un diagnostic, ni une prescription, ni une garantie de résultat pour votre situation.

2. Avant de commander

Vérifiez que le produit correspond à votre besoin réel : espèce ciblée, lieu à traiter, surface, présence d'enfants, d'animaux ou de denrées alimentaires. À ce stade, l'information disponible est celle de cette page. Lisez les caractéristiques, le mode d'emploi et, lorsque le produit en dispose, sa fiche de données de sécurité. Les documents sont regroupés dans la rubrique « Documents à télécharger », et toute fiche de données de sécurité peut être demandée à notre service client. L'étiquette, elle, se lit à réception, avant la première utilisation.

Assurez-vous également d'avoir le droit d'acheter et d'utiliser ce produit. Certains sont réservés aux utilisateurs professionnels et leur expédition est conditionnée à la présentation d'un justificatif en cours de validité. La vente est réservée aux personnes majeures : les produits ne doivent être ni commandés, ni utilisés, ni manipulés par un mineur. Enfin, contrôlez dès réception la durée limite d'utilisation indiquée sur l'emballage, et utilisez le produit avant cette date.

3. Renseignez-vous sur la réglementation applicable chez vous

Le cadre des produits biocides et des produits chimiques est européen, mais son application varie selon les pays, les régions et parfois les communes : usages autorisés, lieux et périodes d'emploi, quantités, obligations de signalisation ou de traçabilité. Certaines méthodes de lutte, certains appâts et certains pièges sont interdits ou soumis à conditions, y compris des dispositifs vendus librement ailleurs. La lutte contre les espèces protégées est encadrée, voire interdite, même lorsque ces espèces causent des dégâts.

Il vous appartient de vérifier, avant l'achat et avant l'utilisation, ce que la réglementation autorise là où vous comptez utiliser le produit. Le non-respect de ces règles relève de votre seule responsabilité.

4. Avant d'utiliser le produit

Lisez l'étiquette et la notice en entier, mentions de danger et conseils de prudence compris, et conservez-les pendant toute la durée d'utilisation. Puis, avant la première application :

  • respectez le mode d'emploi, les dosages, les surfaces, les fréquences et les durées indiqués : un surdosage n'améliore pas l'efficacité, il augmente le risque ;
  • portez les équipements de protection recommandés, gants, masque, lunettes ou vêtements couvrants selon le produit ;
  • ne transvasez jamais le produit dans un autre contenant, en particulier alimentaire, et gardez l'emballage d'origine avec son étiquette ;
  • faites un essai sur une zone peu visible avant de traiter un textile, un meuble ou une surface fragile ;
  • n'utilisez pas un produit périmé, à l'étiquette illisible ou à l'emballage endommagé.

5. Pendant le traitement

Tenez les enfants, les personnes vulnérables, les animaux domestiques et les animaux non ciblés éloignés des zones traitées, pendant l'application et pendant tout le délai de retour dans les locaux indiqué sur l'étiquette. Prévenez les autres occupants du logement ou du bâtiment, ainsi que vos voisins lorsque le traitement peut les affecter.

Dans les lieux partagés ou ouverts, parties communes, cours, locaux fréquentés par du public, les personnes présentes ignorent qu'un traitement est en cours. Le choix des emplacements et l'information des occupants reviennent à celui qui organise le traitement. Nous ne connaissons pas vos lieux et ne réalisons ni diagnostic ni évaluation sur site.

En cas de doute sur les emplacements ou sur la configuration de vos lieux, contactez notre service client avant de traiter, depuis la page Aide et contact. Il vous conseille à distance, à partir des informations que vous lui transmettez. Une évaluation sur place suppose le déplacement d'un professionnel et relève d'une prestation distincte de la vente.

Pendant l'application :

  • ne mangez pas, ne buvez pas, ne fumez pas, et lavez-vous les mains après chaque manipulation ;
  • protégez les denrées alimentaires, l'eau, la vaisselle, les plans de travail, les jouets, les litières et les gamelles ;
  • aérez selon les instructions de l'étiquette ;
  • ne traitez pas à proximité d'un point d'eau, d'un cours d'eau, d'un puits ou d'une bouche d'égout, sauf indication contraire ;
  • n'appliquez pas sur des plantes en fleurs ni à proximité de ruches, afin de protéger les pollinisateurs, sauf indication contraire ;
  • ne mélangez jamais deux produits entre eux ;
  • n'appliquez jamais sur une personne ou sur un animal un produit destiné aux locaux ou aux surfaces.

Les aérosols et les fumigènes demandent une vigilance particulière : quittez la pièce comme indiqué, respectez la durée d'action et la ventilation, prévenez les occupants et tenez compte des détecteurs de fumée et des alarmes. Pendant toute la durée du traitement, surveillez régulièrement les zones traitées.

6. Produits rodenticides

Les appâts rodenticides doivent être placés dans le poste d'appâtage sécurisé exigé par leur étiquette : un poste résistant à l'ouverture, fermé par clé ou par un mécanisme de sécurité équivalent. Certains appâts sont vendus directement dans leur propre poste sécurisé. Cette obligation s'accompagne de plusieurs consignes :

  • verrouillez chaque poste après chaque intervention et vérifiez qu'il reste inaccessible aux enfants et aux animaux non ciblés ;
  • respectez les consignes de placement, d'espacement et de durée maximale de traitement ;
  • laissez en place l'étiquetage du poste : produit contenu, substance active, consigne de ne pas ouvrir ni déplacer, contact en cas d'incident ;
  • en fin de traitement, relevez et éliminez les appâts non consommés et les rongeurs morts, selon l'étiquette et les règles d'élimination applicables chez vous.

Gardez enfin à l'esprit le risque d'empoisonnement secondaire : un chat, un chien, un rapace ou un hérisson qui consomme un rongeur intoxiqué peut être touché à son tour. Cette surveillance fait partie du traitement.

7. Appâts insecticides en gel et accessoires

Les gels insecticides s'emploient en petites gouttes sur le passage des insectes, selon l'étiquette. Aucun matériel n'est imposé : l'exigence est que le gel reste hors de portée des enfants, des personnes vulnérables et des animaux pendant toute la durée du traitement, et elle se satisfait d'abord par le choix de l'emplacement.

Les accessoires que nous proposons, comme les mini-stations, protègent le gel de la poussière, des intempéries et du support, et peuvent y ajouter une protection supplémentaire. Ils ne suffisent pas, à eux seuls, à rendre le gel inaccessible à un enfant ou à un animal : ce sont des aides, pas des dispositifs de sécurité. Placez-les avec la même précaution qu'une goutte de gel.

8. Pièges

Contrôlez les pièges régulièrement, au minimum une fois par jour lorsqu'ils peuvent capturer un animal vivant, et placez-les hors d'atteinte des enfants et des animaux non ciblés. Certains pièges, notamment adhésifs, sont interdits ou restreints selon les territoires et les espèces : vérifiez avant utilisation. En cas de capture d'un animal non ciblé ou protégé, ne le manipulez pas sans précaution et renseignez-vous sur la conduite à tenir auprès des autorités compétentes.

9. Stockage, déchets et fin de traitement

Stockez le produit dans son emballage d'origine refermé, dans un endroit sec, tempéré, ventilé et si possible verrouillé, hors de portée des enfants et des animaux, à l'écart des aliments, des boissons et des aliments pour animaux.

Ne jetez ni les produits, ni les restes, ni les emballages souillés avec les ordures ménagères, et ne les versez pas dans les canalisations : remettez-les à une filière de collecte des déchets dangereux. Les obligations liées à l'élimination après usage vous incombent.

10. Santé, grossesse, enfants et animaux

En cas de problème de santé, de traitement médical en cours, d'allergie, d'asthme, de grossesse ou d'allaitement, demandez l'avis d'un professionnel de santé avant d'acheter et d'utiliser le produit. Les personnes âgées, en situation de handicap ou vulnérables sont invitées à se faire accompagner par un tiers de confiance, ou à faire appel à un professionnel de la lutte antiparasitaire. Un achat effectué pour un mineur ou une personne vulnérable engage la responsabilité de son représentant légal.

11. En cas d'incident

En cas d'ingestion, de projection dans les yeux, d'inhalation, de contact prolongé avec la peau ou de malaise :

  • arrêtez immédiatement l'utilisation ;
  • contactez un centre antipoison ou les services d'urgence de votre pays ;
  • gardez l'emballage et l'étiquette à disposition, ils portent les informations dont les secours ont besoin ;
  • ne faites pas vomir et ne donnez rien à boire sans avis médical.

Si un animal est concerné, contactez un vétérinaire ou un centre antipoison vétérinaire, avec l'emballage et l'étiquette.

12. Efficacité : aucun engagement de résultat

Nous vendons des produits conformes à leur description et à la réglementation qui leur est applicable. La vente ne constitue pas pour autant un engagement de résultat quant à l'élimination des nuisibles. L'efficacité dépend de facteurs qui échappent à notre contrôle : niveau d'infestation initial, espèce et comportement des nuisibles, conditions d'application, respect des doses, caractéristiques du lieu traité, régularité et persévérance du traitement. En cas de doute ou de résultat insuffisant, contactez notre service client avant de renouveler ou d'intensifier un traitement de votre propre initiative.

13. Responsabilité

L'utilisation des produits se fait sous votre responsabilité. La nôtre ne peut être engagée en cas d'utilisation non conforme aux instructions, aux précautions d'emploi, aux conditions de stockage ou à la réglementation applicable, ni pour les dommages matériels survenus au cours d'un traitement : taches ou traces sur les textiles, les meubles et les surfaces, altérations de matériaux, dégradations liées à un surdosage ou à une application incorrecte. Ces limites s'appliquent dans les limites permises par la loi, sans préjudice de vos garanties légales de conformité et des vices cachés.

14. Signaler un problème de sécurité

Si vous constatez un incident, un défaut ou un risque lié à ce produit, signalez-le à notre service client, avec la référence du produit, le numéro de lot et des photos si possible. Nous vous informerons de toute mesure de sécurité ou de tout rappel concernant un produit que vous avez acheté.

Utilisez les produits biocides avec précaution. Avant toute utilisation, lisez l'étiquette et les informations concernant le produit.

Pour plus d'informations, consultez nos Conditions Générales de Vente et nos Conditions Générales d'Utilisation.

L'essentiel

  • Aucun diplôme n'est requis pour créer une entreprise de dératisation.
  • Le certibiocide, agrément d'État de 3 jours, coûte 500 à 700 euros.
  • J'ai emprunté 15 000 euros en caution personnelle pour démarrer ma société.
  • Trois puis quatre ans en entreprise m'ont formé sur le terrain avant de me lancer.
  • Créer une société est facile, la faire fonctionner est beaucoup plus dur.

Beaucoup d'entre vous m'écrivent la même chose : « Mickaël, je veux me lancer dans la 3D, dératisation, désinsectisation, désinfection. » Alors je raconte ici mon vrai parcours, de salarié novice qui ne connaissait rien aux rats, souris et cafards jusqu'à chef d'entreprise. Avec du meilleur, et du pire.

Faut-il un diplôme pour devenir dératiseur ?

Pour créer une entreprise de dératisation, aucun diplôme n'est requis. J'ai un bac pro en communication graphique, sans aucun rapport avec le métier. Ce qui compte, c'est d'être débrouillard, commercial et courageux. Mon premier entretien a duré cinq minutes : le patron m'a demandé si j'avais peur des pigeons, et j'ai signé un CDI.

Comment se forme un dératiseur sur le terrain ?

La dératisation s'apprend surtout en se plantant. Un ancien m'a pris en main : taupes chez les particuliers, cages à pigeons, nettoyage de clochers d'église remplis de fientes. J'ai passé trois ans dans cette première société, puis trois à quatre ans dans une seconde, orientée agroalimentaire, où j'ai appris la traçabilité et les normes des grands groupes.

Combien coûte le lancement d'une entreprise 3D ?

Créer une société, c'est prendre des risques. Il faut le certibiocide, un agrément d'État de trois jours qui coûte entre 500 et 700 euros. J'ai emprunté 15 000 euros en caution personnelle pour une camionnette, un pulvérisateur, des pièges et un peu de trésorerie. Au début, on galère et on prend tout : débarras, démoussage, nettoyage de maisons abandonnées.

Mon conseil avant de se lancer dans la dératisation

Acquérez d'abord de l'expérience comme technicien : le secteur recrute, sans qualification exigée. Formez-vous ensuite à la création d'entreprise, un autre monde entre comptabilité, URSSAF et statuts. Et si vous y allez, allez-y à 100 %. Je me suis fait opérer du genou et j'ai posé des pics à pigeons en béquilles pour ne pas rater un chantier. C'est ce genre de motivation qu'il faut.

Questions fréquentes

Faut-il un diplôme pour créer une entreprise de dératisation ?
Non, aucun diplôme n'est requis pour créer une entreprise de dératisation. J'ai moi-même un bac pro en communication graphique, sans rapport avec le métier. En revanche, il faut le certibiocide, un agrément d'État. Les qualités qui comptent vraiment sont la débrouillardise, le sens commercial et le courage sur le terrain.
Qu'est-ce que le certibiocide et combien coûte-t-il ?
Le certibiocide est un agrément d'État obligatoire pour ouvrir une entreprise de dératisation. La formation dure trois jours et coûte en moyenne entre 500 et 700 euros. Elle reste très théorique : on vous forme sur les produits et les équipements de protection, mais pas concrètement à piéger un rat. Ça, vous l'apprendrez sur le tas.
Combien faut-il investir pour démarrer son activité ?
Il faut prévoir de quoi acheter une camionnette, un pulvérisateur, un nébulisateur, des produits et des pièges, plus un peu de trésorerie. Pour ma part, j'ai emprunté 15 000 euros à la banque, avec caution personnelle. Cela signifie qu'en cas d'échec, vous restez redevable de cette somme. Un business plan sérieux est indispensable pour obtenir le prêt.
Vaut-il mieux commencer salarié avant de créer sa société ?
Oui, je conseille d'acquérir d'abord de l'expérience comme technicien dans une entreprise 3D. Le secteur recrute et n'exige pas de qualification. Créer une société est facile, mais la faire fonctionner est bien plus compliqué. Mes six à sept ans de salariat m'ont donné la base avant de me lancer seul comme dirigeant.
Peut-on garder ses droits chômage en créant une société ?
Oui, c'est possible et peu connu. En signant une attestation sur l'honneur à Pôle Emploi indiquant que vous ne vous rémunérez pas pendant un temps, vous conservez vos prestations chômage. C'est une vraie sécurité au démarrage, car une société génère souvent zéro euro de chiffre d'affaires les premiers mois, surtout quand on a une famille à assurer.
Le métier de dératiseur se limite-t-il aux rats ?
Non, une société 3D fait bien plus que du rat et de la souris. J'ai capturé des pigeons, piégé des taupes, nettoyé des clochers d'église pleins de fientes, fait du démoussage de toiture, de la désinfection et même des débarras de maisons pour des notaires. Au démarrage, on prend tout ce qui rentre pour que l'argent arrive.

Transcription de la vidéo

Texte intégral, segmenté par section.

Pourquoi se lancer en dératisation

Salut les jeunes, c'est Mickaël, Votre Expert Anti-Nuisibles. Aujourd'hui petite vidéo un peu détente, je vais parler un peu moins vite qu'à la coutumée, pour prendre son temps. Cette vidéo est faite en réponse à une question qui revient très souvent de votre part : « Mickaël, je souhaite me lancer dans le domaine de la 3D, donc dératisation, désinsectisation, désinfection. »

On voit beaucoup de reconversions professionnelles, des gens qui prennent conscience qu'ils ne sont pas heureux dans leur activité et qui veulent se reconvertir. Pour répondre à la question « comment on fait pour se lancer dans la dératisation », je parle en tant que création d'entreprise. Je me suis dit : rien de mieux que de vous raconter mon parcours professionnel. Croyez-moi, il y a du meilleur et du pire.

Quel niveau d'études est requis

Je commence par le commencement, à savoir le niveau d'étude requis : il n'y en a pas. C'est un peu paradoxal, car aujourd'hui certains métiers demandent systématiquement une qualification. Pour créer votre entreprise dans ce métier, il n'y a aucun diplôme requis.

Moi, à titre personnel, j'ai obtenu un bac professionnel d'agent d'exécution en communication graphique. En gros, un bac plutôt lié à la publicité : création de packaging, création de logo. Strictement rien à voir avec ce que je fais aujourd'hui. Je l'ai eu pour faire plaisir à ma maman. Mais si vous n'avez pas de diplôme, ne vous inquiétez pas, ce n'est absolument pas fermé pour vous. Il y a plein d'autres qualités à avoir : être débrouillard, être commercial, être courageux.

Mon entrée dans le métier

Une fois mon bac obtenu, j'ai enchaîné quelques petits boulots sans rapport, notamment en imprimerie. Un travail d'usine, plus pour gagner un peu d'argent, acheter la première voiture, passer le permis. Ensuite je suis arrivé dans la dératisation un peu par hasard, par le biais de mon papa, qui était lui-même dératiseur dans une grosse structure internationale.

Il m'a dit d'aller voir le patron d'une société qu'il connaissait dans le nord de la France. Je me suis présenté et ça a été l'entretien le plus rapide et le plus facile de ma vie. Dans la salle d'attente, il y avait un renard empaillé. Le patron m'a dit que je me présentais bien, puis il m'a demandé : « Est-ce que tu as peur des pigeons ? » Je lui ai dit non, il m'a fait un CDI pour la semaine suivante.

Apprendre sur le terrain

Dans cette première entreprise, j'arrivais en ne connaissant absolument rien : les rats, les souris, les cafards, je découvrais tout. J'ai été pris en charge par un monsieur qui avait beaucoup d'expérience, il faisait les taupes, les pigeons, les rats, les souris, les cafards. Au début on est complètement perdu.

J'ai fait beaucoup de restaurants, des chaînes de restaurants. J'ai appris à fabriquer les cages pour capturer les pigeons, à piéger les taupes chez les particuliers, à poser des pièges pour les rats musqués. J'ai aussi fait du nettoyage : des clochers d'église où s'accumulaient jusqu'à un mètre cinquante de fientes de pigeons. On mettait bottes et masques car les fientes de pigeons sont hyper toxiques pour les bronches. Et du démoussage de toiture. C'était formateur.

Mon licenciement de la première société

J'ai pris pas mal d'expérience pendant trois ans dans cette entreprise. C'est un métier où on apprend en se plantant : le cerveau apprend en faisant des erreurs. Il existe des formations, notamment le certibiocide, un agrément d'État très théorique, mais on ne vous apprend pas vraiment à piéger du rat. Ça, il faut se débrouiller.

Au bout de trois ans, ça s'est mal fini, je me suis fait virer, on va dire par rupture conventionnelle. Je ne me sentais plus en accord avec l'entreprise, je voulais prendre mes propres décisions et j'étais freiné. Un jour, épuisé et sale après une journée de clocher, j'ai vu mon patron tranquille en terrasse. J'ai mal réagi, par manque d'expérience. Avec le recul, il était là parce qu'il avait pris des risques avant.

La seconde société agroalimentaire

Ensuite je suis parti dans une autre société, où j'étais associé, avec un pourcentage de parts. Là on a quitté le monde rural et le piégeage typique pour s'orienter vers l'agroalimentaire. C'est très spécifique, avec des normes à respecter et des responsables qualité.

On travaillait avec de gros groupes qui font des pâtes, des yaourts, de la nourriture pour chien, où la moindre erreur vous fait dégager. J'ai appris à gérer d'énormes sites agroalimentaires et surtout la traçabilité, noter chaque action sur un registre pour suivre l'évolution des nuisibles. J'ai fait ça trois à quatre ans, ça m'a permis de passer un cap. Et à la fin, ça s'est encore soldé par un licenciement, à peu près comme la première fois.

Créer sa propre entreprise

À la fin de cette société, je me suis dit qu'il fallait que je crée ma propre entreprise, au moins pour être le dirigeant et mener l'entreprise là où je veux. J'estimais avoir assez d'expérience pour tenter l'aventure. À vous de juger si vous voulez vous lancer tout de suite comme dirigeant ou ouvrir une micro-entreprise.

Moi je pense qu'il vaut mieux avoir de l'expérience avant de se lancer dans l'entrepreneuriat. Créer une société n'est pas compliqué, mais faire en sorte qu'elle fonctionne, c'est beaucoup plus dur. Je vous encourage à commencer comme simple technicien dans une entreprise 3D : c'est un domaine qui recrute, sans qualification. Et avant de vous lancer comme créateur, formez-vous, car ça ne s'apprend pas à l'école.

Emprunt et matériel de départ

Il existe des dispositifs intéressants. Si vous avez des droits au chômage, vous pouvez créer votre société et, via une attestation sur l'honneur à Pôle Emploi indiquant que vous ne vous rémunérez pas, garder vos prestations chômage. C'est une sécurité, car au début une société génère zéro euro de chiffre d'affaires.

Pour démarrer, il faut un peu de fonds : une camionnette, un pulvérisateur, un nébulisateur, des produits, des pièges. Je vous encourage à investir tout de suite dans du bon matériel durable. J'ai emprunté 15 000 euros à la banque, en caution personnelle. Il faut un business plan, une étude de la concurrence : on ne s'improvise pas. J'ai acheté une camionnette floquée, du matériel, des équipements et un peu de trésorerie de côté.

Charbonner et tout prendre au début

Ma société était une SARL. J'ai d'abord commencé doucement avec du particulier, puis démarché des restaurateurs. Attention aux chaînes de motivation qui promettent des millions sans travailler : concrètement, non. Au début, vous allez galérer, c'est comme ça.

Il faut charbonner et prendre tout ce qu'il y a. J'ai nettoyé de fond en comble une maison abandonnée remplie de pigeons et de fientes, avec mon frère pris en intérimaire. J'ai même fait du débarras pour des notaires, quand des personnes âgées décèdent et qu'il faut vider et nettoyer la maison avant la vente. Chef d'entreprise, vous n'avez pas le droit d'être malade. Opéré du genou, je suis venu poser des pics à pigeons en béquilles pour un devis, et le client m'a fait confiance.

Le certibiocide et la formation

Côté formation, pour créer une entreprise de dératisation il vous faudra le certibiocide, un agrément d'État très facile à obtenir, qui dure trois jours. Vous devrez passer par une entreprise agréée, un formateur. Moi je ne suis pas formateur : c'est un métier avec beaucoup de réglementation à connaître, je n'ai pas les diplômes pour ça. En revanche, j'ai une vraie expérience du terrain.

Le certibiocide n'est pas gratuit : comptez en moyenne entre 500 et 700 euros pour les trois jours de formation. À la fin, vous obtenez le certibiocide qui vous permettra d'ouvrir votre société.

Mes conseils pour se lancer

Pour conclure, si vous voulez vraiment vous lancer, mon premier conseil est d'acquérir de l'expérience : on ne s'improvise pas. Regardez en parallèle mes vidéos, il y a des conseils applicables sur le terrain. Deuxièmement, formez-vous à la création d'entreprise, c'est un autre monde : administration, comptabilité, facturation, impôts, URSSAF, selon le statut choisi.

Il faut d'ailleurs connaître la différence entre une société, comme la SARL, et une entreprise, comme la micro-entreprise ou l'auto-entrepreneur. Et mon troisième conseil, plus personnel : si vous le faites, faites-le à 100 %. Quand j'ai un objectif, soit j'y vais à fond, soit je n'y vais pas. Si vous doutez, attendez d'être prêt. Mais si vous vous sentez prêt et que cette vidéo vous a motivé, allez-y franchement.

Les prochains projets de la chaîne

Pour les plus motivés, avec des questions pertinentes non abordées dans la vidéo, je vous encourage à me poser vos questions par mail à l'adresse affichée. Concernant la chaîne, demain j'ai rendez-vous pour le troisième traitement contre les punaises de lit chez ce monsieur, ça s'annonce bien. Il y aura sûrement un quatrième épisode, où l'on mettra en place un nouveau lit, car les Nordistes se sont mobilisés. Je suis fier de vous.

La semaine prochaine, il y aura aussi des taupes à faire dans un golf, ça changera un peu. Et j'ai encore un autre projet qui arrivera plus tard, peut-être en décembre ou janvier, avec un tout nouveau format de vidéo. Abonne-toi si tu es allé jusqu'au bout, regarde une autre vidéo, laisse-moi des commentaires. Moi je vous laisse, je vous souhaite une bonne journée et à très bientôt. Ciao tout le monde.

Mickaël Vannieuwenhuyse

Votre expert

Mickaël Vannieuwenhuyse

Technicien anti-nuisibles · 10 ans sur le terrain

« J'interviens chaque jour chez des particuliers et des professionnels. Sur cette chaîne, je filme mes vraies interventions pour vous montrer, sans filtre, ce qui marche vraiment. »