Cas réel filmé · intervention
Cafards dans un futur restaurant : mon intervention filmée
Vidéo à titre illustratif.
L'essentiel
- Je cherche d'abord les traces et excréments, pas les cafards eux-mêmes.
- L'infestation est concentrée uniquement dans le bar, l'étage est vide.
- J'applique des gouttes de gel d'environ 0,04 g, taille d'une lentille.
- Le gel déclenche un effet cascade car les cafards mangent leurs congénères morts.
- Une petite infestation comme celle-ci est réglée en 10 jours.
Je débarque dans un ancien bar au décor de discothèque, racheté par un entrepreneur qui veut en faire un restaurant. Mauvaise surprise pour lui : des cafards, plus précisément la blatte germanique. Impossible de lancer un restaurant dans ces conditions, alors je passe l'établissement au crible pour localiser le foyer et traiter.
Où se cachent les cafards dans ce bar ?
L'étage ne m'intéresse pas, tout est concentré en bas, dans le bar. Je commence par l'observation, l'étape que je ne saute jamais. Je ne cours pas après les cafards, je cherche les traces : petits points noirs autour des canettes, excréments dans un bac, une nymphe morte. Je repère même une oothèque, cette poche à œufs de la femelle.
Pourquoi j'utilise le gel Blantor ici ?
L'infestation reste faible, donc pas besoin de pulvérisation ni d'aérosol. J'applique des gouttes de Gel BLANTOR anti cafard avec la canule, environ 0,04 g par point, la taille d'une lentille. Le gel est un appât gras qui contient un insecticide. Le cafard le consomme, meurt, puis ses congénères nécrophages le mangent et se contaminent à leur tour. C'est l'effet cascade, et chaque goutte tient trois mois en bonnes conditions.
À quoi servent les pièges à phéromones ?
En complément, je pose des pièges Géotrap EVO à phéromones et glu dans les zones fréquentées. La bande rouge imite l'hormone qui attire les cafards vers un buffet. Le piège capture ceux que le gel n'aurait pas eus et accélère le déclin de la population, comme quand je combine poison et pièges pour les rongeurs.
Faut-il écraser un cafard ? Oui pour les nymphes, non pour une femelle porteuse d'oothèque, sauf proprement dans un sopalin jeté aux toilettes. Ici tout était concentré, ciblé et facile. D'après ce que j'ai vu, l'entrepreneur pourra entamer ses travaux : en une semaine à dix jours, c'est réglé.
Questions fréquentes
Comment savoir où sont les cafards avant de traiter ?
Le gel Blantor tue-t-il plusieurs cafards à la fois ?
Combien de gel faut-il appliquer par point ?
Peut-on écraser un cafard sans risque ?
Les cafards ont-ils un nid à détruire ?
En combien de temps une petite infestation est-elle réglée ?
Faut-il pulvériser en plus du gel ?
Transcription de la vidéo
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Introduction dans le bar
Oui, ça peut surprendre, mais non, je ne suis pas là pour m'amuser, je ne suis pas en discothèque non plus, malgré l'ambiance qui s'y prête. Absolument pas, ce n'est pas du tout le cas. On est ici pour un problème de blatte germanique, donc de cafards. Ici c'est un ancien établissement, un bar. Un entrepreneur a racheté le fonds de commerce et souhaite en faire un restaurant.
Mauvaise surprise pour lui : il a constaté la présence de cafards. Ça commence mal, puisque comme il veut faire un restaurant, il ne peut évidemment pas se permettre d'avoir des cafards ici. Ma mission, c'est de dégommer les cafards.
Observation et recherche des traces
On est à l'étage, mais ce n'est pas vraiment ce qui va nous intéresser. On va partir en bas, c'est surtout le bar qui va nous intéresser. J'ai déjà commencé mon inspection : dans cette zone il n'y a rien du tout, aucun cafard. C'est très concentré dans le bar, donc on reste ici et c'est là qu'on va appliquer notre traitement.
Première étape quand on a un problème de nuisible : l'observation. C'est essentiel pour comprendre où ils se cachent et voir le niveau d'infestation. Pour trouver les blattes, on ne va pas chercher les cafards, on va chercher les traces. Par exemple, sur cette canette, il y a des petits points autour : ce sont des excréments de cafard.
J'en vois aussi à l'intérieur de ce bac, tous ces petits points noirs. Il y a même une nymphe sur le dos. J'en ai vu pas mal sur les canettes, c'est un bon signe, ce sont les signes qu'il faut chercher. Là il y en a un vivant, un autre qui bouge : ce sont des nymphes, le cafard adolescent.
Je vais essayer de vous approcher avec un bon focus : on voit ici une oothèque, cette poche contenue dans l'abdomen de la femelle. Elle contient les œufs, généralement entre 18 et 24. C'est pour ça que la blatte germanique a une prolifération exceptionnelle. On observe aussi les points d'eau, les prises électriques, les joints, la moindre fissure : ils se cachent toujours au même endroit.
Application du gel Blantor
La séance d'observation est terminée, on a compris. Comme c'est une infestation plutôt faible, on va utiliser le gel Blantor et mettre en place des pièges à phéromones. Pas besoin d'aller au-dessus avec des pulvérisations ou des aérosols. Le gel va suffire, combiné avec les plaques de glue à phéromones.
On met le gel Blantor en place. Vous avez la canule d'application qui permet de faire des gouttes plus précises. Je fais des gouttes d'environ 0,04 g, ça représente à peu près la taille d'une lentille. Je commence par en dessous du bar, c'est vraiment la zone de refuge, la zone de regroupement.
Quand on parle de cafards, il n'y a pas de nid. On peut parler d'une zone de regroupement, un endroit où ils sont plus nombreux, mais pas de nid. J'applique donc là où c'est très concentré, sous le bar et dans les joints du frigo où se cachait notre copain.
L'intérêt du gel Blantor
Le gel cafard, en gros, c'est un aliment. Je suis en train de leur donner à manger, et ça va être consommé, surtout qu'ici il y a très peu à manger pour les blattes. C'est un corps gras, une sorte de leurre, mais à l'intérieur il y a la matière active : de l'imidaclopride, un insecticide. Ça va les tuer.
Ce gel a un deuxième effet, l'effet cascade. Un cafard consomme le produit, il meurt d'un empoisonnement primaire, puis comme les cafards sont nécrophages, ses congénères le mangent et se contaminent à leur tour. On part d'un, puis deux, trois, quatre, et c'est comme ça qu'on dégomme tout.
Ce qui est intéressant, c'est que chaque goutte va durer trois mois, dans de bonnes conditions. Dans un endroit très poussiéreux, ça peut être divisé par deux, un mois et demi. Mais c'est du bon sens.
Peut-on écraser un cafard ?
Question : est-ce que je peux écraser un cafard ou pas ? La réponse est oui pour celui-là, parce que c'est un ado, une nymphe. Les petits aussi, vous pouvez les éclater sans problème. Pourquoi ? Parce qu'ils n'ont pas eu le temps d'avoir la maturité sexuelle, ils ne sont pas adultes et n'ont pas d'oothèque.
En écrasant un cafard adulte, vous risquez de disperser les œufs, donc il vaut mieux éviter. Vous pouvez écraser une femelle qui a une oothèque, mais proprement : vous prenez un sopalin, vous la chopez, vous l'écrasez à l'intérieur, vous jetez aux toilettes et vous tirez la chasse. Aucun risque. Ne commencez pas à les écraser avec vos doigts.
Les pièges à phéromones
On passe à la pose des pièges à phéromones. Le piège Géotrap, c'est une plaque pré-engluée avec de la glue, et la ligne rouge, c'est de la phéromone. La phéromone est une hormone qui permet aux cafards de délivrer des messages entre eux, puisqu'ils sont démunis de parole.
Il y a plusieurs types de phéromones : pour l'accouplement, ou pour dire aux autres qu'il y a un buffet à volonté. Là, ça imite le message venez les gars, il y a un truc intéressant. Ils viennent tous à l'intérieur. C'est un excellent complément au gel Blantor, car ça accélère encore le processus.
Il n'y a pas de produit magique qui passe d'une population très haute à zéro en 24 heures, ça n'existe pas. Le but, c'est de diminuer progressivement pour arriver à zéro. C'est comme les souris et les rats : on met du poison, mais c'est bien de combiner avec des pièges. On positionne les plaques dans les endroits fréquentés par les insectes.
Bonus
Pour une intervention comme celle-ci, si c'est bien fait, ça peut être réglé en un coup, parce qu'il n'y en a pas 10 000. Il y a des endroits où j'arrive, je fais ça et j'en ai 15 qui sortent, 30, c'est l'apocalypse. Là, ça reste très soft, dans son malheur l'entrepreneur a eu un peu de chance.
Là, j'ai eu une petite frayeur en cherchant dans les coins sombres : je me suis dit c'est quoi ça, une main. En fait c'était un truc pour Halloween. On se fait peur, on s'amuse en même temps.
Conclusion sur les cafards
Pour les personnes qui rencontrent des problèmes de blattes chez elles, il n'y a rien de compliqué. On a tendance à vouloir chercher des trucs incroyables, mais allez au plus simple : c'est généralement ce qui marche le mieux. Pour une petite infestation comme ça, gel Blantor combiné aux pièges à phéromones Géotrap, ça suffit largement.
Ici c'était vraiment facile, je ne m'inquiète pas. L'entrepreneur va pouvoir entamer ses travaux. Il faudra laisser une petite semaine, le temps que les cafards consomment les gouttes et se bouffent un peu entre eux. En une semaine, dix jours, c'est réglé. C'est l'expérience qui permet de comprendre tout de suite le temps que ça va prendre.
Pour ceux qui ont des problèmes de cafards, posez-moi vos questions en commentaire. Les produits que j'utilise sont disponibles sur le site de Votre Expert Anti-Nuisibles. Abonnez-vous pour voir d'autres vidéos, je ne fais pas que du cafard, aussi des frelons, des souris, un peu de tout. À la prochaine.
Votre expert
Mickaël Vannieuwenhuyse
Technicien anti-nuisibles · 10 ans sur le terrain
- Certibiocide
- Certiphyto
- Piégeur agréé
- 230 000+ abonnés
« J'interviens chaque jour chez des particuliers et des professionnels. Sur cette chaîne, je filme mes vraies interventions pour vous montrer, sans filtre, ce qui marche vraiment. »