Cet article vous aide à comprendre et à choisir. Utilisez les produits biocides avec précaution. Avant toute utilisation, lisez l'étiquette et les informations concernant le produit. Précautions d'emploi
Une souris peut se faufiler par de très petites ouvertures. Un repère souvent utilisé est une ouverture d’environ 6 mm, soit approximativement la largeur d’un crayon. Lors de mes interventions, je retrouve notamment des passages sous les portes, autour des canalisations et des câbles, au niveau de certaines grilles ou encore dans des défauts de jonction du bâtiment. Une fois à l’intérieur, j’observe régulièrement des souris derrière les meubles et l’électroménager, dans les cloisons, les faux plafonds, les combles ou les espaces de stockage. Il faut donc rechercher à la fois le point d’entrée et les zones réellement utilisées par les souris.
FAQ : par où entrent les souris et où se cachent-elles ?
Lors de mes interventions, je commence toujours par rechercher deux choses : les accès possibles depuis l’extérieur et les endroits réellement fréquentés à l’intérieur. Les mêmes types de passages de souris (Mus musculus) reviennent régulièrement sur le terrain. Voici les principaux points que je vous conseille de contrôler.
Quelle taille d’ouverture suffit pour une souris ?
C'est la première question à se poser avant de boucher quoi que ce soit, car elle décide de ce qui mérite votre attention.
Comptez environ 6 mm de diamètre pour une souris adulte et autour de 3 mm pour un souriceau. En clair, un trou qui vous paraît ridiculement petit est largement suffisant.
Sur le terrain, je n'utilise pas de réglette : l'expérience suffit. La règle que je donne toujours est simple : quand la tête passe, le corps suit. La souris est capable de s'aplatir pour se glisser dans une fente que son crâne a franchi. Pour juger à l'œil sans outil, retenez le diamètre d'un crayon ordinaire : si un crayon entre dans l'interstice, une souris aussi. 🔎
Ce repère sert à prioriser : inutile de tout murer, concentrez-vous sur toute ouverture de la taille d'un crayon ou plus, au sol comme en hauteur.
Crédit photo : Votre Expert Anti Nuisibles
Les points d'entrée extérieurs à inspecter un par un
Lors de mes interventions, je retrouve régulièrement des passages au niveau des portes, des traversées de canalisations ou de câbles, des grilles, de certaines fissures et des jonctions du bâtiment. Je commence donc généralement mon inspection par ces zones.
Faites le tour de la maison, carnet en main, et vérifiez chaque point suivant :
- Le bas des portes et les seuils : l'interstice sous une porte mal ajustée est l'accès le plus courant.
- Les passages de gaines techniques : électricité, télécom, chauffage, chaque gaine qui traverse un mur laisse souvent un jour autour d'elle.
- Le contour des canalisations et des câbles mal rebouchés : arrivées et évacuations d'eau, notamment.
- Les grilles d'aération : une grille cassée ou à mailles trop larges est une porte ouverte.
- Les fissures de façade et les joints dégradés.
- Les jonctions de toiture et de bardage : rives, débords, angles.
Les souris peuvent-elles entrer par les murs ou les sols ?
Oui, mais elles ne traversent évidemment pas un mur ou un sol intact. Lors de mes interventions, je les vois surtout profiter des ouvertures déjà présentes : passages de canalisations, gaines techniques, trous autour des câbles, défauts dans une cloison ou espaces entre plusieurs éléments du bâtiment. Une fois entrées dans ces volumes, elles peuvent ensuite circuler derrière les cloisons, sous certains planchers ou vers les plafonds.
💡 Deux points faibles reviennent presque toujours chez mes clients et sont pourtant les premiers oubliés. Le garage d'abord : c'est le talon d'Achille de la maison, truffé d'interstices (porte basculante, passages de câbles, jonction avec le mur). Ensuite le contour des canalisations dans la cuisine ou la buanderie, souvent mal rebouché derrière un meuble ou un électroménager. Sur un cas filmé, j'ai même identifié un simple trou dans l'angle du bardage comme probable point d'entrée du rongeur. Commencez votre inspection par là.
Crédit photo : Votre Expert Anti Nuisibles
Boucher les accès sans se tromper de matériau
Une fois les ouvertures repérées, encore faut-il éviter les rebouchages qui ne tiennent pas dans le temps. Lors de mes interventions, je retrouve régulièrement trois erreurs :
- La mousse polyuréthane expansive utilisée seule : j’ai déjà vu des souris la ronger et rouvrir le passage.
- Des protections trop tendres ou mal fixées : si le matériau cède ou laisse un jour sur les côtés, le passage reste exploitable.
- Le papier ou l’essuie-tout utilisé pour calfeutrer un trou : j’ai déjà rencontré ce type de bricolage sur le terrain, sans résultat durable.
Pour les ouvertures que je peux condamner, je privilégie sur le terrain une protection mécanique résistante et correctement fixée, par exemple une grille métallique adaptée à l’ouverture, puis une finition de rebouchage si nécessaire. Je vérifie aussi les passages peu visibles : derrière les meubles, sous l’évier ou dans les angles des placards.
Attention toutefois : si des souris sont déjà présentes dans le logement, fermer les accès ne suffit pas à lui seul. Il faut d’abord repérer les passages encore actifs et adapter la méthode de lutte à la situation. Si vous utilisez un rodenticide (= "mort au rat"), respectez strictement les usages, doses et conditions figurant sur l’étiquette et l’autorisation du produit.
Où se cachent les souris dans la maison, pièce par pièce
Les souris vivent-elles dans les murs ou plafonds ?
Oui. Une souris peut utiliser les espaces protégés d’un bâtiment pour circuler, se réfugier et aménager son nid. Sur le terrain, j’en retrouve notamment dans les cloisons, les faux plafonds, sous certains planchers et dans les combles.
Si vous cherchez surtout à comprendre où les souris font leur nid, j’ai détaillé les principales zones à contrôler dans un guide dédié. Et si vous entendez surtout des bruits dans une cloison, consultez aussi mon guide consacré aux rongeurs dans les murs.
La souris domestique peut bien aménager un nid, notamment avec du papier, des tissus ou d’autres matériaux disponibles. Dans les bâtiments, ces nids peuvent se trouver dans des endroits protégés et peu dérangés, par exemple sous un plancher ou à proximité d’une source de nourriture. Lors de mes interventions, je retrouve aussi ce type de refuge dans des cloisons, des combles ou derrière des éléments difficiles d’accès.
Repérer les passages actifs
Repérer les passages actifs
Comment repérer les points de passage des souris ?
Lors de mes inspections, je recoupe plusieurs indices plutôt que de me fier à un seul : déjections, traces le long des parois, bruits, matériaux rongés ou encore observation directe d’une souris qui rejoint une ouverture.
- Les traces de gras : en frôlant toujours les mêmes parois, la souris laisse des marques sombres et brillantes le long des murs. Elles sautent aux yeux sur un mur blanc.
- Les déjections : elles sont petites et sombres, souvent allongées. Un ordre de grandeur de 3 à 8 mm est utilisé pour les excréments de souris domestique (dès 2 mm pour les souriceaux). Leur présence répétée dans une même zone fait partie des indices que je recoupe avec les autres traces.
- Les bruits nocturnes : grattements et trottinements, surtout en début de nuit.
Mon astuce d'inspection : je demande toujours au client par où il a vu la souris s'échapper. L'endroit qu'il me montre dévoile très souvent un trou caché qu'il n'avait jamais remarqué. 👉
Deux nuances importantes avant de conclure, fruit de mon expérience professionnelle.
D'abord, la couleur des crottes renseigne : si elle change, c'est que la souris a mangé un raticide coloré ; si elles restent noires, c'est qu'elle ne touche pas à l'appât en place.
Ensuite, un piège de diagnostic. Certaines déjections découvertes dans un bâtiment peuvent conduire à une mauvaise identification de l’animal si l’on se fie uniquement à leur aspect. J’ai rencontré un cas où je pensais d’abord à une souris, avant qu’une analyse ne révèle qu’il s’agissait d’une pipistrelle. En cas de doute sur l’espèce, je préfère donc faire confirmer l’identification avant tout traitement. Toutes les espèces de chauves-souris présentes en France métropolitaine sont protégées.
Crédit photo : Votre Expert Anti Nuisibles
Après le repérage : poser pièges et appâts au bon endroit
Une fois les passages actifs identifiés, je place les pièges au plus près des zones réellement fréquentées par les souris, notamment le long des parois et à proximité des indices observés.
Pour les appâts rodenticides, leur emplacement doit en plus respecter strictement les conditions prévues sur l’étiquette du produit utilisé.
Côté appâts, les pâtes raticides conviennent bien aux souris, qui préfèrent mastiquer une pâte tendre et appétante plutôt que les blocs paraffinés, trop durs pour elles. Les pâtes AKANOID sont conçues pour un usage intérieur, dans les endroits secs, et se placent jusque dans les murs, plafonds et faux plafonds.
La boîte d'appâtage sécurisée vient compléter mon dispositif : son tunnel à double entrée protège l'appât de la poussière, de la pluie et du contact du sol, et se pose discrètement le long des murs sur les parcours de rongeurs.
⚠️ Les rodenticides sont des produits biocides. Lisez et respectez intégralement l’étiquette avant utilisation, notamment les conditions de pose, les doses, la fréquence de contrôle et les précautions destinées à éviter l’exposition des enfants, des animaux domestiques et des autres animaux non ciblés. Le délai d’action dépend notamment de la substance active et du produit utilisé (3 à 7 jours pour AKANOID) : référez-vous aux informations figurant sur son étiquette.
Pour aller plus loin, consultez également mes guides pour attraper une souris et choisir le bon appât, ainsi que mon guide sur le poison le plus efficace contre rats et souris.
Conclusion
Pour trouver une souris dans une maison, je commence donc toujours par chercher son passage plutôt que sa cachette au hasard : petites ouvertures vers l’extérieur, gaines, canalisations, cloisons et zones où les indices se concentrent. Une fois le passage actif identifié, il devient beaucoup plus simple de choisir la bonne méthode et d’éviter que le problème se répète.